Bilan | Avril 2013

Moi qui ne lisais plus ces derniers mois, avril a été l’occasion de me remettre en selle, en quelque sorte. Je ne considère pas la lecture comme une compétition — je suis toujours impressionnée quand je vois que certains ont lu plus de 10 livres en un mois, mais d’un autre côté, je n’aimerais pas forcément me trouver dans cette situation. Je crois que j’aurais une sensation de « trop-plein » et ça pourrait potentiellement me dégoûter de la lecture pendant un temps. Du coup, je vais à mon rythme, j’emprunte si un livre me plaît sur le moment, mais je ne me mets pas la pression pour le lire immédiatement, je pioche un peu au hasard dans ma bibliothèque, au gré de mes envies. Ce mois-ci, malgré les partiels, j’ai pris quelques moments pour me plonger dans quelques romans. Avril aura été le mois cinéma + lecture par excellence, et il faudra probablement attendre juin pour un bilan similaire, ne serait-ce que parce que j’ai un mémoire à rendre en mai et que je suis vraiment (vraiment) en retard. Je ne sais pas encore comment je vais présenter ces bilans, donc je ferai plusieurs essais jusqu’à ce que ça me convienne. N’hésitez pas à me dire si vous avez des préférences, vous aussi : après tout, c’est vous qui lisez cet article, autant qu’il soit agréable ! J’espère que votre mois d’avril aura été aussi riche que le mien en jolies découvertes et vous souhaite de très bonnes lectures pour le mois de mai.

monk11William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l’hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu’il s’empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l’exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d’un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. Il découvre d’abord qu’il n’était ni très sympathique ni très aimé, et qu’il avait laissé tomber sa famille, d’origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. Il se rend compte aussi qu’il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer …

Cela faisait un certain temps que je souhaitais commencer cette saga d’Anne Perry. J’avais lu L’étrangleur de Cater Street, le premier tome de Charlotte et Thomas Pitt, mais l’inspecteur Monk m’intriguait. Avant de me lancer dans ce roman, je ne savais pas qu’il était censé être amnésique et je ne savais même pas à quelle époque exactement l’histoire se déroulait (1854). Nous suivons donc l’inspecteur dans une nouvelle enquête ; celui-ci, victime d’un accident, a perdu la mémoire et tente de le cacher à ses collègues. Je suis d’ailleurs incapable de me souvenir si le mystère de cet accident a été percé ou non, mais l’histoire personnelle de William Monk, dont on ne connaît que des bribes, m’a donné envie de lire les tomes suivants, réservés à la bibliothèque. De plus, les personnages secondaires sont particulièrement bien traités : ils ne sont pas laissés de côté et ont tous leur personnalité propre. Je pense notamment à Hester Latterly ou à Lady Callandra Daviot, deux femmes fortes qui doivent faire face aux préjugés de leur temps. J’en profite d’ailleurs pour glisser une petite citation, extraite d’un dialogue entre Miss Latterly et Lady Callandra :

« Trop de femmes gâchent leur vie à déplorer ce qu’elles n’ont pas, parce que d’autres ont décidé que c’était ce qu’il leur fallait. Presque toutes les femmes mariées vous diront que c’était un état privilégié et que vous êtes à plaindre parce que vous n’en bénéficiez pas. Le fait qu’on soit heureux ou non dépend en partie des circonstances extérieures, mais surtout du regard qu’on porte sur les choses, si l’on se préoccupe de ce qu’on a ou de ce qu’on n’a pas. »

J’avoue m’être parfois un peu perdue dans l’enquête, peut-être parce que j’ai lu le roman en décousu, et j’ai trouvé le déroulement un peu alambiqué. Monk s’interroge souvent sur lui-même, sur la manière dont les autres le perçoivent et essaie tant bien que mal de reconstituer son passé … Et j’apprécie le fait que l’auteur ait cherché à montrer ce tiraillement intérieur. Cependant, cela donne lieu à de nombreuses répétitions qui coupent un peu la dynamique du récit à mon goût. J’ai toutefois hâte de me plonger dans le second tome — l’idée d’en apprendre plus sur Monk, mais aussi sur d’autres personnages (dont je ne mentionnerai pas les noms, pour ne pas gâcher le plaisir à ceux qui ne l’ont pas lu), est probablement ce qui me motive le plus à lire la suite.

9782747024709_1_751917. C’est la guerre. Par une nuit pluvieuse, trois jeunes gens, Charles, Jack et John, sont convoqués par la police londonienne, suite à un crime inexplicable : on a tenté de dérober à la victime, un vieil érudit avec qui ils étaient en relation, l’Imaginarium Geographica. John apprend par un curieux bonhomme, Bert, qu’il est désormais le Conservateur de cet atlas des Terres mythiques et légendaires, ce qui n’est pas sans danger … Poursuivis par de terrifiantes créatures, mi-hommes mi-bêtes, les quatre compagnons prennent la fuite à bord du Dragon Indigo, dont la fille de Bert est le capitaine. Ils font voile vers l’Archipel des Rêves, le royaume de l’imaginaire, désormais en péril : un sinistre personnage, le Roi Hiver, conquiert peu à peu les îles qui le composent, les effaçant une à une de l’atlas. Seul le Conservateur peut lui faire obstacle en asseyant sur le trône un descendant du roi Arthur …

Choisi tout à fait au hasard, notamment pour sa couverture, je me suis dit qu’un roman jeunesse ne me ferait pas de mal. Le résumé m’avait interpelée, je trouvais l’idée assez originale et je me suis plongée dedans sans trop savoir à quoi m’attendre. Il m’est difficile de chroniquer ce roman : j’ai aimé l’univers dépeint par l’auteur, mais je trouvais qu’il y en avait trop. Trop d’éléments introduits, trop de choses qui s’entremêlent et qui rendent l’univers confus. Cependant, la fin — la dernière page — m’a éclairée sur le pourquoi de cette surcharge, l’Archipel des Rêves étant une source d’inspiration pour chaque écrivain. Je ne peux vous en dire plus sans trop en révéler, et ce serait vraiment dommage. Je peux juste vous dire de bien faire attention aux détails, de les garder dans un coin de votre tête et de les analyser à la lumière des derniers pages du roman. Je m’attendais à ce qu’il s’agisse d’une histoire sur plusieurs tomes, mais en réalité, chaque tome raconte une histoire. Tout va très vite, mais au moins, la boucle est bouclée. J’ai emprunté le second tome, par curiosité, mais aussi pour voir si l’univers est plus développé, si l’auteur répond aux questions que soulèvent le premier tome. Je dirais qu’il y a autant de défauts que de qualités, mais que le style fluide, la sympathie que m’inspirent les personnages — même si pour le coup, j’aurais aimé qu’on en sache un peu plus sur eux, que leur caractère soit mieux exploité —, et l’originalité du roman m’ont permis d’avancer dans ma lecture sans m’ennuyer.

200px-Thebookoflostthings« Everything you can imagine is real ». High in his attic bedroom, twelve-year-old David mourns the loss of his mother. He is angry and he is alone, with only he books on his shelf for company. But those books have begun to whisper to him in the darkness, and as he takes refuge in the myths and fairytales so beloved by his dead mother he finds that the real world and the fantasy world have begun to meld. The Crooked Man has come, with his mocking smile and his enigmatic words: « Welcome, your majesty. All hail the new king. » And as war rages across Europe, David is violently propelled into a land that is both a construct of his imagination yet frighteningly real, a strange reflection of his own world composed of myths and sorties, populated by wolves and worse-than-wolves, and ruled over by a faded king who keeps his secrets in a mysterious book … The book of lost things.

Une bloggeuse en parlait dans une de ses vidéos YouTube et elle a réussi à me donner envie de le lire. Ce n’est pas le genre de livres vers lequel je me dirige habituellement et je dois dire que j’ai été assez surprise. Il mérite un article entier à lui tout seul, c’est pourquoi je ne m’étends pas sur le sujet pour le moment. [Chronique à venir]

Divergent hc c(2)In Beatrice Prior’s dystopian Chicago world, society is divided into five factions, each dedicated to the cultivation of a particular virtue—Candor (the honest), Abnegation (the selfless), Dauntless (the brave), Amity (the peaceful), and Erudite (the intelligent). On an appointed day of every year, all sixteen-year-olds must select the faction to which they will devote the rest of their lives. For Beatrice, the decision is between staying with her family and being who she really is—she can’t have both. So she makes a choice that surprises everyone, including herself.

During the highly competitive initiation that follows, Beatrice renames herself Tris and struggles alongside her fellow initiates to live out the choice they have made. Together they must undergo extreme physical tests of endurance and intense psychological simulations, some with devastating consequences. As initiation transforms them all, Tris must determine who her friends really are—and where, exactly, a romance with a sometimes fascinating, sometimes exasperating boy fits into the life she’s chosen. But Tris also has a secret, one she’s kept hidden from everyone because she’s been warned it can mean death. And as she discovers unrest and growing conflict that threaten to unravel her seemingly perfect society, she also learns that her secret might help her save those she loves . . . or it might destroy her.

J’avais déjà posté une chronique sur Pages To Write et maintenant que je la relis, je me demande s’il est nécessaire d’en faire une autre … Je la transfèrerai sur le blog très prochainement. Comme la première fois, c’est un coup de cœur. J’aime cette dystopie — c’est la seule que j’aie lue jusqu’à maintenant — et une adaptation cinématographique est en cours, autant vous dire que je suis comblée.

314772_281427445217498_151780294848881_1152897_737238917_nOne choice can transform you—or it can destroy you. But every choice has consequences, and as unrest surges in the factions all around her, Tris Prior must continue trying to save those she loves—and herself—while grappling with haunting questions of grief and forgiveness, identity and loyalty, politics and love.

Tris’s initiation day should have been marked by celebration and victory with her chosen faction; instead, the day ended with unspeakable horrors. War now looms as conflict between the factions and their ideologies grows. And in times of war, sides must be chosen, secrets will emerge, and choices will become even more irrevocable—and even more powerful. Transformed by her own decisions but also by haunting grief and guilt, radical new discoveries, and shifting relationships, Tris must fully embrace her Divergence, even if she does not know what she may lose by doing so.

C’est la raison pour laquelle j’ai relu Divergent. Je savais que j’avais oublié pas mal d’éléments importants, et avec le recul, j’aurais été bien en peine de lire le second tome avec le peu qui me restait en tête. J’ai lu les deux à la suite, en 3 – 4 jours, et j’ai été plongée dans l’univers de Tris sans aucun souci — en ayant même quelque difficulté à revenir dans le monde réel ! Une chronique devrait arriver sous peu. [Chronique à venir]

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18 réflexions sur “Bilan | Avril 2013

  1. Comme je te l’ai dit pour ton bilan de films j’aime cette présentation c’est simple mais élégant. En tout cas je suis curieuse de lire ta chronique du Livre des choses perdues et de relire celle de Divergent.

    • Bon, alors je garde, même si j’ai bien galéré à cause de WordPress o/.
      Je vais m’efforcer de la faire prochainement, cette fameuse chronique, avant que ma mémoire flanche :).

  2. La présentation est très bien. 🙂
    Tu as lu des trucs très sympas !
    Le roman de Perry me tente. 🙂
    Pour Divergent, c’est une série qu’il faut que je commence (mais j’en ai tellement à lire…).

  3. Je suis d’accord avec les autres à propos de ta présentation ^^. J’ai bien envie de commencer la saga d’Anne Perry avec l’inspecteur Monk car j’ai adoré l’Etrangleur de Cater street et Callander square le second tome ! A propos de Divergent, comme je te le disais sur mon blog, j’aurai peut être du le relire aussi avant d’envisager la suite, cela m’aurait sûrement éviter d’être déçue ><
    Bonne chance et bon courage pour ton mémoire en tout cas n_n

    • Je n’ai toujours pas lu le deuxième tome des aventures de Charlotte et Thomas Pitt :).
      Honnêtement, il est possible que tu aies moins aimé Insurgent, tu n’es pas la première dans ce cas :D. Après, j’ai réussi à me plonger totalement dans le monde, sans me poser de questions !
      Merci beaucoup pour tes encouragements ;).

  4. Joli bilan ! Je suis restée de marbre face à Divergent donc je n’ai pas lu la suite… En revanche je testerais bien Anne Perry, j’en ai vu plusieurs commentaires élogieux ! Un petit détail côté forme de ton article, je verrai bien un petite phrase/icône qui résume ce que tu en as pensé en un clin d’œil ! 😉

    • De marbre ? :o. En tout cas, tu ne pourras pas rester de marbre devant un Anne Perry !
      Et je note ta remarque, je ferai ça la prochaine fois ;). Quoique je ne sache pas trop comment je pourrais faire mes icônes, mais bon :).

      • Et bien oui, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher ! L’histoire ne m’a pas parue follement originale mais c’est surtout avec le style que je me suis battue… je n’adhère vraiment pas au temps présent pour le récit !
        Pour tes icônes, si tu as une idée mais que tu peines pour la réalisation, je veux bien essayer de t’aider ! 🙂

      • J’avoue que c’était ma première dystopie, alors c’était tout nouveau pour moi ! :). L’ayant lu en anglais, je ne peux pas juger de la traduction française. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était assez fluide et le présent ne m’a pas dérangée plus que ça. Tout dépend des goûts de chacun :D.
        Merci, c’est vraiment très gentil de proposer de m’aider :o. Je ne sais pas encore quel « barème » je pourrais instaurer … Je vais y réfléchir. Je ne veux pas mettre de notes, plus des impressions :).

  5. J’ai encore une dizaine de livres d’Anne Perry dans ma PAL dont le premier tome de Monk! Il faudrait que je m’y mette quand même… Sinon je suis curieuse de lire ta chronique du second opus de Divergent, je n’avais pas adhéré (peut être à cause de mon dégout pour la couverture française aussi xD). Tu as commencé GOT en anglais ? 🙂

    • Oh oui, lis-le *-*. Pour Insurgent, c’est vrai que la couverture française n’est pas extraordinaire. Je trouve dommage que tu n’aies pas aimé, cependant. Je vais tâcher de faire ma chronique bientôt :). Et oui, j’ai commencé GOT en anglais !

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