[TV] Quelques séries qui valent le détour …

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de séries et j’ai trouvé qu’il était temps pour moi de m’y remettre, notamment après avoir fait quelques jolies découvertes pendant les mois de juin et juillet. J’avoue avoir été lassée de mes séries habituelles, comme Once Upon A Time (saison 2 très décevante, je n’ai toujours pas regardé les derniers épisodes) ; et même Game of Thrones a fini par m’ennuyer. J’attendais désespérément la saison 3 de Sherlock, comme des millions de fans au bord de la crise de nerfs, Elementary était finie et voilà, je me retrouvais fort dépourvue lorsque la bise fut venue. Par chance, France 3 a eu la bonne idée de diffuser une série qui m’a profondément charmée. De fil en aiguille, je me suis renseignée sur d’autres productions et j’ai eu envie aujourd’hui de vous parler de ces dernières, mais aussi de deux autres séries qui gagneraient à être plus connues. Car finalement, nous parlons souvent des mêmes et nous avons tendance à nous limiter à ça, sans chercher plus loin. La liste que je dresse dans cet article est loin d’être exhaustive ; je vais continuer ma quête de séries originales et tenter de vous les faire connaître par la suite.

Miss Fisher’s Murder Mysteries

Dans les années 1920 en Australie, marquée par la disparition de sa jeune sœur et les errements de l’enquête, Phryne Fisher devient détective privé. Armée de son revolver et d’un solide aplomb, la jeune femme infiltre cabarets et clubs de jazz de Melbourne, mais peut également compter sur Dot, sa femme de chambre, son chauffeur Bert ainsi que son majordome Butler.

Cette série a été diffusée il y a peu sur France 3, pour mon plus grand bonheur. Nous découvrons l’Australie des années 1920 et la personnalité et les tenues flamboyantes et étonnantes de Miss Phryne Fisher, une jeune femme indépendante, sûre d’elle et avide de nouvelles aventures. Bien vite, elle va se faire détective privé, par ennui, mais aussi parce que la disparition de sa sœur continue à la hanter. Au fil des épisodes, nous faisons la connaissance de Dot, femme de chambre de Miss Fisher, souvent embringuée dans les enquêtes malgré elle, Bert et Cec, deux chauffeurs de taxi qui aiment par-dessous tout se disputer, Mr. Butler, le majordome au nom bien trouvé, qui sait ce dont vous avez besoin avant même que vous y ayez pensé, puis Jack Robinson, inspecteur, et son assistant maladroit et touchant Hugh Collins. Chaque personnage a son petit caractère et j’avoue apprécier tout particulièrement de voir évoluer les relations qui existent entre eux. Les épisodes nous informent aussi sur le passé de Phryne, un passé tumultueux à bien des niveaux, mais je ne veux pas vous en révéler plus. Les enquêtes sont un peu convenues, mais on ne se lasse pas d’admirer costumes et décors. L’aspect culturel est aussi présent, ce qui est plutôt agréable : à chaque épisode, une problématique différente est abordée, de l’homosexualité au travail en usine en passant par la condition des juifs dans une société entre-deux-guerres ; l’éloignement physique du pays ne l’empêche pas d’être atteint par les idées, les meilleures comme les pires, du vieux continent.

En bref : Miss Fisher enquête (en français) est une série divertissante, aux personnages attachants et hauts en couleur. Vous allez avoir envie d’en savoir plus sur eux, vous allez suivre avec avidité leur évolution et vos yeux seront ravis par la reconstitution de cette époque, même si, bien sûr, il ne faut pas oublier que Miss Fisher fait partie des nantis. Les enquêtes vous décevront peut-être un peu, mais si vous partez du principe qu’elles sont là comme une sorte de « prétexte », je suis sûre que vous apprécierez cette série. Et que vous serez heureux d’apprendre que la deuxième saison est en cours de tournage.

The Doctor Blake Mysteries

It’s 1959 and Doctor Lucien Blake has once again returned to rural Ballarat to take over his deceased fathers medical practice. He has also taken on the role of police surgeon.

Après Miss Fisher, je vous propose de découvrir le Dr. Lucien Blake, médecin qui revient dans la petite ville australienne de Ballarat en 1959 après 30 ans d’absence. Il reprend le cabinet de son père, mais met aussi ses talents au service de la police … Aux risques et périls de celle-ci. Car Blake est un personnage peu conventionnel, qui fait fi des règles et est encore prisonnier de son passé militaire. Il ne semble rentrer dans aucun moule ; au contraire, il se plaît à défaire les préjugés et à aller au-delà des différences de chacun, ce qui, malgré son caractère un peu bourru et un peu fantasque en même temps, le rend particulièrement humain. Il s’investit à corps perdus dans ces enquêtes, au détriment de la « famille » qui vit sous son toit. Jean Beazley, gouvernante et secrétaire de son père pendant 12 ans, et Mattie O’Brien, une jeune infirmière qui y loue une chambre et qui le secondera à maintes reprises dans ses investigations. Daniel Parks, un policier d’une vingtaine d’années, est le neveu de Jean et travaille sous les ordres de Matthew Lawson, le chef de police de la ville. Tous deux seront tantôt des alliés tantôt des obstacles pour Lucien Blake. Cette fois-ci, nous découvrons l’Australie de la fin des années 1950, meurtrie par une deuxième guerre. L’ambiance est beaucoup plus sombre, les couleurs plus froides et le personnage du docteur plus torturé que Phryne. Ses relations avec les autres personnages sont parfois tendues, mais chacun l’aide, à sa manière, à retrouver une certaine stabilité. Tout comme dans la série précédente, chaque épisode aborde un sujet particulier : il y en a d’ailleurs un sur les conditions de travail en usine ; il est donc assez intéressant de voir que les problèmes, malgré un changement d’époque, restent les mêmes. Seulement, ils sont abordés d’une manière différente.

En bref : la série est assez sombre (l’image ci-dessus est peu représentative), mais les moments d’humour, pour contrebalancer, ne manquent pas. Les enquêtes sont intéressantes, bien qu’un peu maladroites dans les premiers épisodes. Le tout est filmé sans prétention, les décors et les costumes sont soignés. On peut reprocher quelques maladresses, mais dans l’ensemble, j’ai apprécié cette petite série méconnue. Je me suis attachée aux personnages de Mattie et de Jean et j’ai hâte d’en apprendre un peu plus dans la saison 2 ; je dois dire que la première m’a un peu laissée sur ma faim. Cette série est loin d’être parfaite, mais elle vaut le coup d’œil.

Ripper Street

La série se déroule en avril 1889, six mois après le dernier meurtre de Jack l’éventreur. La division H de la police londonienne s’occupe du quartier d’East End, un quartier de 67 000 habitants pour la plupart pauvres. Ils ont traqué pendant des mois Jack l’éventreur sans réussir à l’attraper. Quand de nouveau des femmes sont assassinées dans les rues de Whitechapel, les policiers de la division H pensent que le tueur est de retour.

Trois hommes sont déterminés à résoudre les crimes : l’inspecteur Edmund Reid, le sergent Bennett Drake et Homer Jackson, un chirurgien de l’armée américaine et ancien Pinkerton. Ils sont aidés par la tenancière d’une maison close, Long Susan, venue des États-Unis avec Jackson.

Au cours de leurs investigations, ils auront à gérer la pression de la presse — notamment du directeur d’un journal à sensation, Fred Best — et aussi celle du chef de la division H, Frederick Abberline.

Je ne dirais pas que cette série est méconnue, mais on ne peut pas dire qu’elle ait été très médiatisée en France. Le résumé me semble plutôt clair, je ne vais donc pas m’étendre sur le sujet. Je trouvais l’idée absolument géniale : suivre la police du quartier de Whitechapel après les meurtres perpétrés par Jack l’Éventreur. La menace gronde toujours et les esprits sont échauffés. L’inspecteur Edmund Reid (Matthew MacFadyen) apparaît comme une figure forte et surtout, raisonnable. Face aux journalistes et aux peurs des citoyens, il tente de garder le cap, de ne pas céder à la pression et de ne pas tout attribuer à ce cher Jack. Dans ses enquêtes, il est assisté par le sergent Bennett Drake (Jerome Flynn — oui, Bronn dans Game of Thrones), boxeur hors-pair, pas très doué avec les femmes mais terriblement attachant, et Homer Jackson (Adam Rothenberg), ancien Pinkerton et chirurgien, qui l’aide de manière plutôt officieuse. Le casting est fantastique ; nous retrouvons même cette chère Amanda Hale (Mary Elliott dans Persuasion) en tant qu’Emily Reid, femme de l’inspecteur. Certaines enquêtes m’ont plus plues, je les ai trouvées à la fois plus intéressantes et plus dynamiques (notamment la quatrième et la dernière), et si les épisodes étaient à mon sens inégaux, j’ai pris un grand plaisir à les regarder. Les personnages sont, sans nul doute, le point fort de cette série. J’ai aussi grandement apprécié la façon dont le tout a été filmé, façon qui n’est pas sans rappeler les univers steampunk. Au casting, quelques acteurs remarquables comme Iain Glen. La saison se termine en beauté et donne envie de voir la suite. Je ne sais pas si l’époque est parfaitement retranscrite, si les décors et les costumes sont fidèles, mais je dois dire que ça ne m’a pas choquée.

En bref : j’ai regardé cette série avec beaucoup d’enthousiasme, malgré ses défauts. J’ai apprécié le jeu des acteurs et la complexité des enquêtes. Nous sommes plongés dans une atmosphère pesante, du début à la fin, dans les bas-fonds de Londres. Paradoxalement, c’est rafraîchissant de voir une série « historique » qui se place de l’autre côté de la barrière sociale. J’espère cependant que la saison 2 sera encore plus dynamique et surprenante.

Whitechapel

Quand une série de crimes choquants et sanglants ont lieu à Whitechapel, le « Ripperologiste » local Edward Buchan est convaincu que quelqu’un marche dans les traces de Jack l’Eventreur, 120 ans après qu’il ait frappé la première fois. Maintenant, il doit juste en persuader la police. Joseph Chandler, un capitaine enthousiasmé de mener sa première affaire de meurtre, pourraît être tout ouïe. Le lieutenant local Ray Miles n’est cependant pas convaincu.

J’ai regardé les premiers épisodes il y a fort fort longtemps. Je sais qu’il y a sur la toile de nombreux fans de cette série, et je comprends pourquoi. Au départ, j’ai été très surprise, je me demandais même ce que c’était que cette série de fous. Puis on y prend goût. On prend goût à ces enquêtes glauques, à cette atmosphère pesante — plus que dans Ripper Street, je peux vous l’assurer —, à ces personnages torturés. Joseph Chandler (Rupeeeeeeeeeert Penry-Jones) est un capitaine de police qui a, on peut le dire, une bonne tripotée de tocs. Il est assisté par Ray Miles (Philip Davis, spéciale dédicace à ceux qui aiment Sherlock) — bien qu’il soit plus âgé —, un homme dont la vie privée m’est apparue légèrement instable au début. Je ne vais pas pouvoir vous faire une critique précise de Whitechapel, mes souvenirs sont flous. Mais je tenais à la faire apparaître dans cet article. C’est loin d’être ma favorite (elle m’empêchait de dormir), mais j’ai apprécié l’originalité, le talent des acteurs et l’intelligence des scénaristes. Je suis sûre que Matilda saura vous en parler mieux que moi.

En bref : n’hésitez pas à regarder les premiers épisodes de Whitechapel, ne serait-ce que pour vous en faire une idée plus précise — je ne suis pas d’une grande aide. Et si vous n’aimez pas l’histoire de base, savourez la prestation extraordinaire des acteurs (les trois acteurs principaux, oui, je ne pense pas qu’au capitaine de police).

Broadchurch

L’assassinat d’un jeune garçon, Danny Latimer, met sous le feu des projecteurs la communauté de Broadchurch.

Danny Latimer, garçon âgée de 13 ans, est retrouvé mort sur la plage du petit village anglais de Broadchurch, où, d’ordinaire, il ne se passe rien. S’ensuit alors une enquête longue, douloureuse et éprouvante. Peu à peu, les secrets des habitants de la ville sont révélés, peu à peu, on se rend compte que les apparences ne sont pas ce qu’elles semblent être. Alec Hardy, aidé d’Ellie Miller, amie de la famille du garçon, mais surtout enquêteur de police, vont tenter de résoudre le mystère de la mort de Danny. Je ne peux vous présenter tous les personnages, tant ils sont nombreux. Cette série a fait parler d’elle, pour sa grande qualité et son casting remarquable. Le sujet est très simple et pourtant, les réalisateurs et scénaristes sont parvenus à nous surprendre. J’ai été tenue en haleine pendant 2 mois, comme des millions de téléspectateurs. Le temps semble s’arrêter à Broadchurch, la caméra elle-même s’arrête sur un visage, un paysage, une émotion. Tout est lent, les informations arrivent au compte-goutte, comme dans une véritable enquête. Les journalistes s’en mêlent, les vautours apparaissent … Et le spectre du passé s’abat sur Alec Hardy. La fin m’a étonnée et après tant d’attentes, on peut s’attendre à quelque chose de plus « extraordinaire ». Mais en même temps, cet « ordinaire » colle avec l’histoire. J’ai aimé cette série, j’ai été dérangée, gênée par cette ambiance si particulière. Une deuxième saison est prévue et cette première saison était si bien ficelée que j’ai peur pour la suite.

En bref : si vous ne l’avez pas vue … Qu’attendez-vous ?! David Tennant, Arthur Darvill, un meurtre, du mystère, une exploration sociologique d’une petite ville du bord de mer en Angleterre … N’est-ce pas assez pour vous tenter ? Elle n’est pas « parfaite », mais c’est tellement haletant. Je vous conseille, cependant, de ne pas regarder les 8 épisodes d’un coup. Attendez quelques jours entre chaque, laissez macérer. Ça vous évitera l’overdose et vous savourerez d’autant plus la résolution de l’enquête.

Mon article s’arrête là pour aujourd’hui. Je tiens à préciser que toutes ces séries sont courtes. Les épisodes durent entre 45 et 60 minutes, mais ils sont peu nombreux. Si vous avez déjà vu ces séries ou que l’une d’elles vous tente, n’hésitez pas à en parler en commentaire. Bon visionnage à tous !

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12 réflexions sur “[TV] Quelques séries qui valent le détour …

  1. J’aime bien ce genre d’article 🙂 Tu m’as fait découvrir les deux premières séries ^^. Je regarde déjà Whitechapel et j’aime beaucoup :p et Broadchurch m’a été chaudement recommandé par Matilda n_n. Il ne me reste plus qu’à trouver le temps de regarder tout ça xD.

  2. Je t’ai dit que tu m’avais tenté avec Miss Fischer et Doctor Blake mysteries, c’est juste que je n’arrive pas à les récupérer en streaming. Va falloit que j’investigate plus avant.
    J’ai envie de revoir Broadchurch pour le coup ; et Whitechapel. C’est pas malin.

    Et toi tu dois regarder Spooks :p

  3. Eh bien, ça a l’air cool tout ça ! J’aime bien Ripper Street aussi, et j’hésitais jusqu’ici à commencer BroadChurch vu qu’il y a David Tennant dedans et qu’il me manque depuis qu’il a quitté Doctor Who u_u le scénario ne me dit pas grand chose à priori, mais puisque tu lui fais si bonne publicité, je pense que je vais me laisser tenter =D !

  4. Bonsoir, il semble qu’une série 2 de Miss Fisher enquête aie été tournée, j’espère que je la verrai un jour car j’ai beaucoup la première saison pétillante comme du champagne et Miss Fisher ne s’en laisse pas compter. Bonne soirée

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