Bilan | Août 2013

Le mois d’août est, évidemment, synonyme de fin des vacances. J’en ai donc profité pour lire un maximum, sans non plus me forcer, et surtout pour lire des livres relativement légers, plutôt faciles à lire et qui ne prennent pas la tête. Cette année, je vais essayer d’alterner romans classiques et romans détente, histoire d’une part d’asseoir mes connaissances de base en matière de littérature et d’autre part de voir un peu « autre chose ». En effet, les œuvres au programme dans ma faculté ne sont pas des plus joyeuses et les hivers, en Alsace, sont rudes et déprimants. Pour me redonner un petit coup de fouet, je compte bien sur de la littérature jeunesse pétillante et quelques romans plus récents avec une bonne dose d’humour et surtout, de jolies histoires d’amour — cœur de midinette, que voulez-vous.   Le bilan de ce mois-ci a été positif, même si je n’ai eu aucun véritable coup de cœur. J’ai enchaîné les lectures de manière assez rapide, et je pense que j’aurais dû prendre un peu plus de temps entre chaque bouquin.

The heroic son of Poseidon makes an action-packed comeback in the second must-read installment of Rick Riordan’s amazing young readers series. Starring Percy Jackson, a « half blood » whose mother is human and whose father is the God of the Sea, Riordan’s series combines cliffhanger adventure and Greek mythology lessons that results in true page-turners that get better with each installment. In this episode, The Sea of Monsters, Percy sets out to retrieve the Golden Fleece before his summer camp is destroyed, surpassing the first book’s drama and setting the stage for more thrills to come.

Dans ce deuxième tome des aventures de Percy Jackson, beaucoup d’action, beaucoup d’humour, mais aussi des moments plus « graves ». De nouveaux personnages font leur apparition, dont le délicieux Hermès et le détestable Tantale et le très attachant Tyson. Si les événements se déroulaient parfois de façon assez, voire trop, rapide, l’auteur prend plaisir à intégrer de nombreux monstres de la mythologie grecque, tout en nous expliquant en partie leur histoire. J’aurais toutefois apprécié soit un glossaire à la fin du roman, soit des explications un peu plus poussées. Il s’agit de littérature jeunesse, je suis d’accord, mais ce n’est pas une raison pour rogner sur ce genre de détails, bien au contraire. C’est parfois un peu prévisible, mais l’histoire avance et la fin de La mer des monstres donne irrésistiblement envie de lire la suite … Toujours en anglais ! Nous trouvons encore quelques miettes d’ethnocentrisme — ça a tendance à m’agacer —, mais nous passons au-dessus aisément : il suffit de fermer les yeux et de s’imaginer sur ce bateau perdu au milieu de l’océan ou dans les confins de l’Enfer.

Despite the tumor-shrinking medical miracle that has bought her a few years, Hazel has never been anything but terminal, her final chapter inscribed upon diagnosis. But when a gorgeous plot twist named Augustus Waters suddenly appears at Cancer Kid Support Group, Hazel’s story is about to be completely rewritten.

Il est presque inutile de présenter The Fault in Our Stars, et encore plus inutile de présenter son auteur, le célèbre John Green. Cela faisait un certain temps maintenant que je souhaitais lire un de ses romans, par curiosité, mais aussi parce que tout le monde vantait ses talents littéraires. Nous suivons Hazel, jeune fille de 16 ans atteinte d’un cancer de la thyroïde. Elle se rend, chaque semaine, à un groupe de soutien dans le sous-sol d’une église, une véritable corvée jusqu’à ce qu’Augustus Waters, 18 ans, fasse son apparition. Et se passe ce qu’il doit se passer. Il est évident que les deux personnages vont tomber amoureux, mais ce n’est pas le « quoi », mais le « comment » qui est important ici. Nous sentons que John Green s’attache à parler de cette histoire d’amour naissante sans oublier le troisième personnage principal, le cancer. J’ai été touchée, émue, et surtout surprise par l’intrigue. Je m’attendais à une espèce de témoignage, plus qu’à une « aventure ». Certains passages m’ont mise mal à l’aise et il y avait un je-ne-sais-quoi dans ces pages qui a fait que, malgré mes larmes — et une boîte de mouchoirs —, je n’ai pas adhéré totalement à ce roman. J’ai apprécié les notes d’humour par-ci par-là, le style était parfois un peu pompeux, mais je peux le pardonner. Ce qui m’a, par contre, un peu dérangée, c’est que j’ai eu la sensation de lire un livre de citations. Un de ces livres que l’on cite à tout bout de champ, avec des phrases un peu convenues et quelques lieux communs. J’ai été heureuse de découvrir ce roman et cet auteur, je pense que j’essaierai de lire une autre de ces œuvres, mais cette fois, sans en attendre autant, en me méfiant de l’avis général.

First, she has no soul. Second, she’s a spinster whose father is both Italian and dead. Third, she was rudely attacked by a vampire, breaking all standards of social etiquette.

Where to go from there? From bad to worse apparently, for Alexia accidentally kills the vampire – and then the appalling Lord Maccon (loud, messy, gorgeous, and werewolf) is sent by Queen Victoria to investigate.

With unexpected vampires appearing and expected vampires disappearing, everyone seems to believe Alexia responsible. Can she figure out what is actually happening to London’s high society? Will her soulless ability to negate supernatural powers prove useful or just plain embarrassing? Finally, who is the real enemy, and do they have treacle tart?

Sans âme est un roman qui me faisait envie depuis bien longtemps. Le steampunk est un genre plutôt méconnu, qui m’intrigue et qui me fascine en même temps. Alexia Tarabotti est ce que nous pouvons appeler une femme de caractère. Elle n’est pas spécialement jolie, elle est « vieille » et elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Autant dire que ce n’est pas l’idéal pour se trouver un mari. Mais pire … Elle n’a pas d’âme ! Et elle tue par accident un vampire, incident diplomatique s’il en est. Lord Maccon et son fidèle assistant, le professeur Lyall, sont chargés de mener l’enquête et Miss Tarabotti, évidemment, va se mettre dans leurs pattes, terme plus qu’approprié puisque les deux hommes sont des loups-garous. En commençant ma lecture, je ne savais rien de tout ça. J’avais lu le résumé sans vraiment comprendre et les premières pages ont été un peu confuse. Il m’a fallu quelque temps avant de m’habituer au monde. Autre surprise, la relation entre Lord Maccon et l’héroïne est loin d’être prude … Je m’attendais à un duo à la Thomas et Charlotte Pitt, mais croyez-moi, ça n’a absolument rien à voir. Ces deux personnages sont parfaits ensemble, leurs rencontres me font toujours sourire. Et heureusement que Gail Carriger a créé des personnages attachants — même si un peu « clichés » par moment —, car l’intrigue m’a un peu déçue. Tout est assez flou, assez vague et l’on s’y perd. De plus, les tournures de phrase rendent la lecture encore plus confuse. J’ai aimé ce roman, c’était divertissant, mais je reste mitigée sur certains points. Je ne peux qu’espérer que ces défauts soient corrigés dans les prochains tomes.

Twenty-seven-year old Anne Elliot is Austen’s most adult heroine. Eight years before the story proper begins, she is happily betrothed to a naval officer, Frederick Wentworth, but she precipitously breaks off the engagement when persuaded by her friend Lady Russell that such a match is unworthy. The breakup produces in Anne a deep and long-lasting regret. When later Wentworth returns from sea a rich and successful captain, he finds Anne’s family on the brink of financial ruin and his own sister a tenant in Kellynch Hall, the Elliot estate. All the tension of the novel revolves around one question: Will Anne and Wentworth be reunited in their love?

Persuasion est l’un des deux derniers romans de Jane Austen qu’il me restait à lire, le deuxième étant Mansfield Park. Je suis partie sans a priori, seulement avec les images de l’adaptation de 2007 en tête, ce qui m’a profondément aidée. En effet, dans les œuvres de cette auteure, il me manque souvent une pointe de romantisme, une pointe de dramatique, que je trouve avec plaisir dans les films — les deux sont donc complémentaires, à mon sens. Pour en revenir à Persuasion, ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai apprécié ma lecture, bien plus que la première fois. Je suis allée jusqu’au bout, j’ai aimé re-découvrir Anne, voir son évolution, la voir prendre son envol, à 27 ans. Elle nous prouve que rien n’est jamais perdu, que le souvenir d’un amour passé peut être douloureux, mais aussi source de bonheur. Si vous souhaitez savoir ce que j’en ai pensé de manière plus détaillée, ma chronique est déjà en ligne.

Anna is looking forward to her senior year in Atlanta, where she has a great job, a loyal best friend, and a crush on the verge of becoming more. Which is why she is less than thrilled about being shipped off to boarding school in Paris–until she meets Étienne St. Clair. Smart, charming,beautiful, Étienne has it all…including a serious girlfriend.

But in the City of Light, wishes have a way of coming true. Will a year of romantic near-misses end with their long-awaited French kiss?

Je souhaitais lire quelque chose de léger et j’ai choisi Anna and the French Kiss. Je pensais que ça me rappellerait mes années collège et lycée, où je dévorais des romans à l’eau de rose à n’en plus pouvoir, où je me plaisais à rêver au prince charmant et où je me faisais des films avec beaucoup de plaisir. Il y a de ça dans ce roman. Mais il y a aussi autre chose, une tristesse que je ne trouvais pas dans les livres que je lisais avant. J’ai été surprise par l’intrigue, j’ai aimé les personnages, mais j’aurais aimé que les choses aillent un peu plus loin. L’auteure s’attache à montrer la complexité du sentiment amoureux, de l’éloignement, etc. Anna est une jeune fille à laquelle on peut s’identifier assez facilement ; c’est une adolescente moderne, avec des préoccupations qui parlent. C’est plaisant, agréable à lire, il y a beaucoup d’humour et quelques moments plus nostalgiques. La manière dont les Américains voient Paris et la France de manière générale m’a arraché plusieurs sourires et incompréhensions, mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce roman. Ce n’est certainement pas inoubliable, ça ne m’a pas marquée plus que ça, mais j’avais besoin d’un livre comme celui-ci à ce moment-là. Il a donc fait son office.

The Bluest Eye is Toni Morrison’s first novel, a book heralded for its richness of language and boldness of vision. Set in the author’s girlhood hometown of Lorain, Ohio, it tells the story of black, eleven-year-old Pecola Breedlove. Pecola prays for her eyes to turn blue so that she will be as beautiful and beloved as all the blond, blue-eyed children in America. In the autumn of 1941, the year the marigolds in the Breedloves’ garden do not bloom. Pecola’s life does change- in painful, devastating ways.

What its vivid evocation of the fear and loneliness at the heart of a child’s yearning, and the tragedy of its fulfillment. The Bluest Eye remains one of Tony Morrisons’s most powerful, unforgettable novels- and a significant work of American fiction.

J’ai lu The Bluest Eye pour découvrir Toni Morrison. Pourquoi ai-je choisi ce roman en particulier ? Non pas parce que c’est son premier, mais parce que je me souviens en avoir étudié un extrait en cours d’anglais en Terminale. L’intrigue est loin d’être joyeuse, mais l’événement « principal » se déroule quasiment à la fin. L’auteure décrit, au travers de ses personnages, ce que peut être la vie des Noirs-Américains en 1941 dans une petite ville de l’Ohio. Elle avoue elle-même qu’elle force le trait et explique à la fin ses intentions. J’ai d’ailleurs trouvé particulièrement intéressant ce petit texte en appendice qui m’a éclairée sur de nombreux points. Nous passons d’un personnage à l’autre, d’un style de langage à l’autre, Toni Morrison joue avec ces différences qui ont, évidemment, un rôle et un sens, qui m’ont parfois échappés. C’est poignant, c’est émouvant, c’est prenant. Ce n’est pas aisé à lire au niveau du style, il y a même certaines phrases dont je n’ai pas compris la signification profonde. Les idées sont parfois floues, j’ai eu du mal à voir où elle voulait en venir. J’aimerais découvrir une autre de ses œuvres, notamment Precious, dont le sujet me touche.

J’ai aussi lu les deux premiers tomes de la trilogie La marche du crabe d’Arthur de Pins et je suis en train de relire tous les tomes de la BD Kid Paddle, qui est un peu la BD de ma jeunesse. Je vous conseille de jeter un œil au travail d’Arthur de Pins. Sa bande dessinée est divertissante et j’apprécie tout particulièrement les illustrations — c’est d’ailleurs ce qui m’a décidée à l’emprunter à la bibliothèque. J’ai hâte de mettre la main sur le dernier tome ; c’est drôle, mais en même temps emprunt de nostalgie. Le combat de ces crabes est touchant — ces fameux crabes qui ne peuvent tourner et qui sont donc forcés d’avancer sur la même ligne toute leur vie … Et ce sera tout pour ce mois d’août, excusez la fin abrupte, j’y travaille !

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6 réflexions sur “Bilan | Août 2013

  1. Tu as eu de belles lectures ! 🙂 Tu as beaucoup lu en VO dis donc !
    The Fault in Our Stars a aussi été une bonne lecture pour moi mais loin du coup de coeur de la plupart des avis de la blogosphère. J’ai aimé lire cette histoire racontée avec respect, sans une vraie distance. Le style m’a aussi parfois dérangé mais je ne saurai pas vraiment définir quoi.
    Il faut que je lise Sans âme !

    • Je n’ai lu que de la VO, excepté pour les bandes dessinées … On s’y fait, finalement ! :).
      Je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule à avoir un avis un peu mitigé.
      Sans âme est une lecture assez surprenante, mais très divertissante.

  2. Très joli bilan 😀 Tu me donnes envie d’essayer Toni Morrison et de continuer le Protectorat de l’Ombrelle ! (Une petite LC ensemble peut être ? :p). Par contre Th Fault in our stars est un peu trop proche de mon histoire familiale pour que je m’y intéresse >< un jour sans doute ! En tout cas bonnes prochaines lectures n_n.

    • Je ne sais pas par quelle œuvre il faut commencer pour lire du Toni Morrison par contre. Je pense qu’il faut choisir au feeling :).
      Nous pourrions nous faire une petite lecture commune un des quatre, pourquoi pas :p.
      Ce n’est pas facile de lire The Fault in Our Stars, surtout dans ces conditions … Peut-être plus tard :).

  3. Ah, j’avais bien aimé Anna and the French Kiss, comme tu le dis, pas inoubliable mais sympathique quand même 🙂 et ce qui est génial, c’est le niveau d’anglais : très abordable !! Beau bilan !

  4. Il faut absolument que je lise Persuasion u_u c’est l’un des livres les plus urgents dans ma PAL, et quelque chose me dit que c’est un des Jane Austen qui va me plaire le plus. En tout cas il ne t’en reste qu’un à lire d’elle, tu es une véritable spécialiste :p

    The fault in our stars, je pense que je vais essayer de le lire prochainement aussi… ta chronique enthousiaste n’est pas la première qui me donne envie de lire ce bouquin ; celle de Matilda m’y avait incitée aussi, et maintenant que je vois tant d’avis positif, évidemment, ça m’attire.

    The bluest eye m’intéresse bien aussi =) c’est cool que tu aies pu découvrir Toni Morrison, à défaut de pouvoir suivre le séminaire sur Beloved ce semestre !

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