La « non-fiction » ?

S’il y a bien une chose que je ne peux enlever à Youtube, c’est de m’avoir fait découvrir des œuvres littéraires dont je ne soupçonnais pas l’existence, qu’il s’agisse de romans de YA — je n’aurais pas lu Divergent sans ça, ou alors j’aurais eu la curiosité de le faire seulement maintenant, à la sortie du film —, de romans contemporains ou de classiques de la littérature britannique et américaine. Certaines chaînes m’ont aussi ouvert l’esprit : je pense notamment à la chaîne de Jean, anciennement BookishThoughts, qui étude actuellement les lettres classiques (me semble-t-il) et en connaît un rayon en terme de mythologie, d’histoire et d’art de l’Antiquité grecque ; je pense aussi à Elli, TheBibliophile, qui lit des romans assez variés, mais aussi des bouquins de « non-fiction » (je ne vois aucune façon de la traduire en français, mais si vous avez une idée, n’hésitez pas). Par facilité, peut-être aussi par manque de curiosité, mais surtout par peur de l’ennui, j’ai tendance à fuir ce genre de livres — de plus, ça demande une concentration que je n’ai pas forcément. Je préfère apprendre au travers de romans historiques, par exemple, lorsque l’auteur a mené quelques recherches : A Discovery of Witches de Deborah Harkness, malgré le côté romantique, vampirique, créatures fantastiques, m’a donné l’envie de m’intéresser à l’achimie — l’auteur est historienne de formation et donne encore des cours à l’université à ce jour. Les aventures de Maisie Dobbs, écrites par Jacqueline Winspear, m’en ont appris plus sur la guerre de 14–18, mais aussi sur la société de l’époque. J’ai eu la sensation, après chaque tome, d’en ressortir moins bête. Je suis actuellement en train de lire Call the Midwife, de Jennifer Lee, qui se situe à mi-chemin entre la fiction et la « non-fiction » : l’auteur nous raconte sa propre histoire, mais la romance légèrement. Un peu comme dans Le Chœur des femmes, on découvre énormément de choses, c’est très riche en information, mais ça se lit avec beaucoup de facilité. C’est ça que j’aime : mélanger le plaisir de la lecture pour elle-même, et la connaissance.

Cependant, il y a certaines choses que les romans ne peuvent nous apprendre. À partir du moment où vous cherchez à approfondir les choses, il faut nécessairement se diriger vers des bouquins de cours, des bouquins d’histoire, de sociologie, de philosophie, etc qui semblent rébarbatifs. D’après ce que j’ai pu constater — mais je n’ai pas la science infuse dans le domaine —, Français et Anglo-Saxons ont une conception bien différente de la « non-fiction ». La France est un pays qui est souvent regardé comme très élitiste et le jargon de certains auteurs peut rebuter plus d’un lecteur. Mes observations m’ont révélées qu’en Angleterre ou aux États-Unis, les auteurs s’attachent à rendre leur travail un peu plus accessible, plus « lisible ». Je me fais peut-être des films et ce jugement est peut-être infondé, mais cette différence s’est fait sentir au cours de mes lectures. Tout cela pour dire : lire un bouquin qui n’est pas un roman, ce n’est pas forcément évident. Lorsque j’étais en prépa, j’ai dû ficher un nombre assez important de livres, notamment d’histoire, et de fait, pour moi, la littérature de « non-fiction » va de pair avec fichage et travail scolaire. Cependant, ces deux dernières années à l’université m’ont rendue un peu plus curieuse et un peu plus ouverte. J’ai envie de me plonger dans des bouquins exigeants et enrichissants, tout en ne me forçant pas. J’ai jeté un œil à ma bibliothèque et me suis rendue compte que j’avais pas mal de choix à ce niveau-là… J’ai accumulé pas mal de livres d’histoire, de sociologie, de philosophie, de littérature, et je ne les ai pas tous lus. J’avais tendance à piocher dedans au gré de mes devoirs à rendre, mais maintenant que je n’ai plus cette obligation, je souhaiterais les exploiter plus et mieux. J’en ai sélectionné quelques-uns et je vais vous les présenter dans cet article : il y en a certains que j’ai lus et dont je voulais parler, et d’autres que je n’ai pas lus et qui me tentent assez.

DSC_0003Sur conseil de mon professeur de philosophie, je me suis procuré les 3 tomes de Notions de Philosophie. Chaque livre consiste en une série d’essais chacun portant sur un sujet précis : la politique, le langage, la culture, l’univers, etc. J’avoue, avec un peu de honte, n’en avoir lu que deux ou trois. Il faut savoir que c’est assez complexe, quoiqu’intéressant, et c’est vraiment le genre de chose qu’il faut lire avec un crayon à la main et un esprit bien reposé. Celui sur l’action était particulièrement ardu, mais en ayant pris des notes à côté et en ayant cherché un peu plus loin grâce à d’autres livres, plus basiques, j’ai réussi, je crois, à comprendre. Je dois vous avouer que je suis ce qu’on pourrait appeler une quiche en philosophie, même si la matière m’intéresse. Autre livre : Qu’est-ce que la philosophie antique ? de Pierre Hadot, qui se veut être une introduction aux philosophes antiques. Si Kant a tendance à me rebuter, les philosophes grecs m’interpellent : c’est d’eux que sont issus les grandes théories qui gouvernent notre monde à l’heure actuelle, et il n’est jamais mauvais de revenir aux sources. Le dernier livre est intitulé Saint Augustin et l’augustinisme de Henri-Irénée Marrou et m’avait été offert par un libraire, dans mon ancienne ville. Je me demande toujours si je dois lire l’œuvre de Saint Augustin avant de lire ce petit bouquin…

DSC_0005Venons-en aux œuvres philosophiques elles-mêmes. J’ai découvert Discours sur l’ensemble du positivisme de Comte ainsi que Le pragmatisme de William James en prépa. J’ai été surprise de la facilité que j’ai eue à comprendre ce que les deux philosophes racontaient. C’était clair, précis, et vraiment très intéressant — je serais incapable de vous faire un résumé du bouquin de James, mais celui de Comte m’a laissé un souvenir impérissable. Je serais prête à relire les deux, avec beaucoup de plaisir : c’est toujours plus agréable quand on comprend ce qu’on lit. J’avais acheté Du contrat social de Rousseau pour un devoir, mais aussi parce que la politique est la branche de la philosophie qui me plaît le plus. J’ai lu quelques extraits ici et là, mais je ne l’ai pas encore lu entier. L’œuvre étant assez courte, je pense réussir à le faire sans trop de problème. Et enfin, Le manifeste du Parti communiste est un essai à lire absolument à mon sens, que l’on soit de gauche ou de droite : beaucoup de choses ont été dites sur le communisme, uniquement fondée sur l’interprétation stalinienne du communisme. J’avais lu quelques morceaux du Capital — intéressant, mais pas toujours évident —, mais jamais le texte fondateur du communisme.

DSC_0009Je considère les trois premiers livres comme des « livres de cours » puisque je n’en ai eu l’utilité que pour argumenter tel ou tel devoir maison. Cependant, je pense, pendant les grandes vacances, m’y plonger un peu plus avant histoire de rattraper mon retard. Autant je m’en sors assez bien quand il s’agit de vous retracer l’histoire de la France depuis le XIXème siècle, autant j’ai de grosses lacunes en ce qui concerne les États-Unis et le Royaume-Uni. Une histoire populaire des États-Unis d’Howard Zinn n’est pas nécessairement l’ouvrage le plus objectif qui soit — forte orientation politique, à ce qu’il paraît —, mais il est écrit de manière fluide et très instructif. The Oxford History of Britain de Kenneth Morgan est une référence dans le domaine : il retrace dans les grandes lignes l’histoire de la Grande-Bretagne et si cela n’est pas suffisant si on veut aller au fond des choses, il donne une bonne base, et comme le Howard Zinn, il est facile à lire. L’Âge des extrêmes. Histoire du Court XXème siècle, de Eric J. Hobsbawm est un classique : si vous êtes passionnés par le XXème siècle, par la montée des totalitarismes et extrêmismes en tout genre, que ce soit au niveau politique, social, économique et culturel, ce livre est fait pour vous. Mais attention, c’est très dense ! Ensuite, nous avons L’étrange défaite de Marc Bloch écrit en 1940 et, comme vous vous en doutez, parlant de la déroute de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est classé en tant que témoignage, mais apparemment, il s’agit plutôt d’un récit objectif qui s’efforce de comprendre les raisons d’une telle chute. Le livre est assez court et, il me semble, écrit de sorte à ce que ce soit accessible au plus grand nombre. Le tout petit livre, au bout, est intitulé Les Abus de la Mémoire de Tzvetan Todorov : j’en ai lu la moitié, et je me souviens que c’était riche et captivant, décrivant cette obsession que nous avons pour l’idée de mémoire. Et enfin, La mythologie d’Edith Hamilton, conseillé par un de mes professeurs de latin il y a fort longtemps. Je lis des extraits de temps à autre, mais je n’ai jamais pris le temps de m’y atteler sérieusement. C’est d’ailleurs fort dommage, puisque mes connaissances dans le domaine sont… Bref.

DSC_0012Passons maintenant à la section « sociologie » — car si vous ne l’aviez pas remarqué, j’ai tenté de classer un peu les bouquins histoire que ce soit plus clair. Le premier de la liste est Watching the English de Kate Fox, un livre d’anthropologie sur les us et coutumes des Anglais, si l’on peut dire ça comme ça. En fait, l’auteur s’attache, en abordant différents thèmes, à décrypter le comportement des Anglais : pourquoi parlent-ils tout le temps du temps ? Quel rituel adopte-t-il en matière de présentation ? Faut-il se faire la bise ? J’ai trouvé cet essai intéressant, mais aussi drôle et instructif. J’aimerais lire des livres comme celui-ci plus souvent : le style est agréable, on apprend beaucoup de choses sans avoir l’impression de se casser la tête. Et l’anthropologie est une branche des sciences humaines qui est vraiment riche. La société française d’Olivier Galland et Yannick Lemel est une analyse de la société française, comme vous pouvez vous en douter : ils essaient de faire un compte-rendu de la situation du pays à l’heure actuelle — la démographie du pays, le rôle de la famille, la délinquance, l’éducation, etc. Ils abordent tout un tas de thèmes variés. Je me suis servie de quelques chapitres, mais certains, notamment sur l’exclusion et sur l’éducation, m’intéresseraient. Not Even Past de Thomas J. Sugrue est un essai que je devais lire cette année — et que je dois relire pendant les vacances — sur Barack Obama et la façon dont il traite le problème de la race dans sa politique. L’auteur retrace le parcours d’Obama : par qui l’homme politique a-t-il été influencé ? Comment a-t-il construit sa pensée politique ? J’ai trouvé le dernier chapitre, le troisième, très enrichissant et si j’ai aimé en apprendre plus sur la vie d’Obama et sa vision des choses, j’ai trouvé que l’organisation interne du livre n’était pas forcément très claire. On passe un peu d’un point à l’autre sans transition. Après relecture, j’espère que les choses seront plus claires. Enfin, Les nouvelles classes moyennes de Dominique Goux et Eric Maurin est un livre qui se concentre sur un problème sociologique important : les classes existent-elles toujours ? Qu’est-ce que la classe moyenne ? Évidemment, il faut s’intéresser un minimum à ce genre de choses, mais cette collection propose des essais vraiment très bien présentés : tout est compréhensible, même si vous n’avez fait ni sociologie ni économie. J’en ai un autre en ma possession, Pour une révolution fiscale, qui propose une réforme du système fiscal français pour plus d’égalité, mais surtout d’équité.

DSC_0014Un bouquin de sociologie s’est glissé dans cette liste : Sociologies de l’alimentation de Jean-Pierre Poulain. J’ai travaillé sur quelques extraits de ce texte en prépa et je me souviens avoir été interpelée par les observations de l’auteur. Il analyse la façon dont nous mangeons aujourd’hui, tout ceci en relation avec la mondialisation, la MacDonaldisation et les exigences du système économique de manière générale. L’économie des Toambapiks de Laurent Cordonnier est une fable qui retrace l’histoire de l’économie, en quelque sorte : « Jim Happystone, jeune économiste, fraîchement émoulu du prestigieux MIT et appelé à la rescousse par la tribu des Toambapiks. Pratiquant la monoculture agricole dans une économie de trocs, ceux-ci sont en effet désireux de diversifier leur production (et leur consommation). Etape par étape, on assiste à la manière dont cette économie se complexifie sous l’égide d’Happystone, qui introduit notamment la monnaie. Et surtout aux conséquences inattendues qui ne manquent pas de se manifester… », voici le résumé que propose Alternatives Économiques. Je n’avais pas le courage de le lire il y a quelques années, mais je dois dire qu’avec ce qu’il se passe en ce moment, je pense que c’est assez d’actualité. Et enfin, Sur la monnaie et l’économie de John Maynard Keynes. Ne soyez pas effrayés par le nom de Keynes, ce petit livre est un recueil d’essais écrits après la crise de 1929. Je n’ai malheureusement pas encore lu le dernier, qui prédisait ce qui se passerait dans le futur. Apparemment, Keynes avait vu juste…

DSC_0016Voici la section « littérature », assez maigre parce que les autres bouquins que je possède sont soit des manuels, soit des ouvrages théoriques. J’avais pris Qu’est-ce que le théâtre ? de Christian Biet et Christophe Triau pour une dissertation de littérature. Vu la taille du bouquin, vous vous doutez que je ne l’ai pas lu en entier… Mais ce que j’y ai lu m’a intéressée. Les auteurs parlent du théâtre en tant que genre littéraire, mais aussi des décors, de la scène, des acteurs, de choses vraiment très concrètes. Si vous ne connaissez pas les éditions GF, je ne sais pas ce que vous attendez. Ils ont fait des recueils du type Le roman, Mimésis, Le théâtre, etc se focalisant sur un genre ou un point précis ayant trait à la littérature. Ils recueillent des textes littéraires — des extraits de romans ou d’essais — qui sont ensuite commentés par un professeur ou un spécialiste du domaine. C’est particulièrement intéressant et clair. Je ne sais pas si j’aurais acheté ce livre spontanément… Mais cette collection est vraiment très bien faite. Et last but not least, je ne pouvais pas ne pas vous parler de L’art du roman de Milan Kundera, une suite d’essais sur le roman qui cherchent à traiter divers aspects du genre. J’ai lu la moitié, beaucoup aimé, je me suis lassée, mais maintenant j’ai bien envie de connaître la suite. Il me reste un dernier livre dont je n’ai pas parlé ici, mais que j’ai très envie de lire, par curiosité : La littérature et le mal de Georges Bataille, qui mélange philosophie et littérature.

Je vois la lumière au bout du tunnel, et vous aussi ! Je suis vraiment désolée, cet article est très long, mais je ne me voyais pas le couper en deux. J’espère cependant que cela vous aura intéressé (ce mot a été trop employé…). Je ne dis pas que je vais lire tous ces ouvrages cette année, mais ça m’a fait plaisir de les ressortir de mes étagères. J’ai tendance à me diriger automatiquement vers des romans alors que de temps à autre, je pourrais choisir un essai ou un ouvrage plus théorique. S’il y a des livres de « non-fiction » que vous avez aimés, n’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires — surtout des livres dans le style de Watching the English, que j’ai vraiment adoré.

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9 réflexions sur “La « non-fiction » ?

  1. Je n’ai pas trouvé d’équivalent de « non-fiction » en français, et après tout, avant l’adoption toute récente de l’anglais « non-fiction », c’était l’inverse : on disait qu’il existait des livres, dont de la fiction. 🙂 Je trouve ce point de vue inversé un poil dommage et assez perturbant – pourquoi ne pas simplement préciser qu’on ne lit « que des romans (ou de la fiction) » au lieu du très bizarre « je ne lis pas de non-fiction » ? La pointe de culpabilité due à l’exclusion de tout autre chose ? 😉 Une certaine conscience de se cantonner à un pourcentage de la littérature ? Je ne me vois pas abandonner tout ce qui n’est pas de la fiction, même si je lis peu de non-imaginaire ou de non-polar (harharhar :p) au sein de la fiction. J’aime énormément tout ce qui est philosophique, la matière a été pour moi une source d’émerveillement en Terminale, et des perspectives infinies sur le monde. J’ai comme toi repéré assez vite les philosophes antiques (cours de latin et grec aidant), qui je trouve sont dans l’ensemble très abordables, par contre je n’aime pas beaucoup la politique en elle-même (même si j’ai pu m’y intéresser justement en lisant des ouvrages qui l’abordaient d’un point de vue moins moderne, ou, disons, dérivé). Je n’ai lu aucun des ouvrages que tu as présentés ci-dessus mais je trouve ça intéressant – ça me rappelle que j’ai déjà eu envie de lire Le contrat social de Rousseau, au moins, et ça donne des pistes d’intérêt ou de recherche. Je lis assez facilement et fréquemment des ouvrages sur la langue, la sociologie, les sciences (animaux particulièrement), et, plus récemment, les religions ou croyances. L’histoire n’est de manière générale pas trop ma tasse de thé, j’y ai des connaissances spécialement lacunaires, intercalées avec des connaissances tout aussi lacunaires sur les autres pays !! 😀 (Angleterre et Etats-Unis surtout, suite à ma Licence). pour ce domaine spécifique je te rejoins sur l’idée que lire des romans fictifs se basant sur une période historique ça peut aussi être bien pour piocher quelques détails ou se rafraîchir la mémoire tout en se distrayant. Je n’ai pas lu Watching the English mais ça pourrait me plaire je pense (moment choc – je n’aime pas trop avoir des contacts physiques – quand on m’a « hugguée » lors de mon passage en Angleterre l’année dernière – j’en étais restée à Astérix et « secouons-nous la main » :D) – un peu sur le même thème j’ai lu « Merde Actually », et, du même auteur, « 1000 ans de mésentente cordiale », qui n’étaient pas mal.

    • Quand je dis que je ne lis pas de non-fiction, il y a certes de la culpabilité, mais c’est aussi, justement, pour dénoncer le fait que nous nous cantonnons de plus en plus à un genre littéraire. Oubliée la poésie, oublié le théâtre, oubliés les essais. Je ne me vois clairement pas abandonner les ouvrages de fiction. Je me plains juste de mon manque de curiosité et du manque de variété de mes lectures ;). Mais je comprends tout à fait ton point de vue.
      Tu as une préférence en matière de philosophie ? Je sais que la philosophie politique me plaît beaucoup pour son côté concret et son application pratique ! Je dois avouer, aussi, que je n’étais pas une grande fan de l’histoire au collège / lycée. La prépa m’a fait un peu changer d’avis — mes notes ne volaient pas bien haut, mais les cours étaient intéressants. Puis la fiction historique m’a aidée à apprendre pas mal de choses et à avoir un autre regard sur l’histoire.
      Watching the English pourrait effectivement te plaire ! Je ne suis pas amatrice des contacts physiques non plus… Mais je n’ai jamais eu le problème du « ah tiens, si on se faisait un câlin pour se dire bonjour ! ».
      Merci pour ton commentaire ! S’il y a des ouvrages, parmi ceux que tu as lus, qui pourraient me plaire, n’hésite pas à me donner des titres !

      • Oh je ne l’ai pas dit au-dessus mais je lis aussi n’importe quel essai qui me tombe dessus si c’est sur un sujet qui m’intéresse – il y a pas mal d’ouvrages avec lesquels je ne tombe pas forcément d’accord à 100% mais qui sont faciles à lire, courts, et somme toute assez distrayants. Suivant comment c’est documenté ça peut nous enseigner des choses, ou au contraire simplement donner des pistes de réflexion (si on en sort avec l’impression que l’auteur est à côté de la plaque). Je ne lis pas (ou tellement peu) de théâtre et de poésie, c’est effectivement des genres que j’ai tendance à trouver rébarbatifs ! (je sais que je suis loin d’être la seule pour ces deux-là :p). C’est vrai qu’on a tendance à se focaliser de plus en plus à des espèces d’habitudes de lectures peu diversifiées, en termes de support, de format, de genre et d’époque même – mais en même temps c’est parfois difficile de sortir de ses limites de confort, même si c’est simplement pour tester un auteur qu’on ne connaît pas dans un genre qu’on sait pouvoir aimer, ou emprunter / acheter un documentaire ou un essai en plus, ou à la place, du dernier roman à la mode ! 🙂 je me considère comme quelqu’un de relativement éclectique parce que justement j’ai suffisamment de curiosité et de soif de connaissances et de découvertes pour aller chercher ce dont j’ai besoin ou envie dans d’autres catégories que mes « principales », mais je boude néanmoins certains rayons ou genres de manière systématique, ou je n’y vais que trop rarement – et pourtant je n’ai pas forcément eu autant de déconvenues que cela pourrait le laisser entendre. Néanmoins je pense qu’on pourrait aussi prendre en compte le temps de lecture de chacun, la vitesse, et aussi les raisons qui nous poussent à lire, tout simplement : le divertissement, la culture, la musicalité de l’écrit… certaines de ces motivations sont plus fortes chez certains lecteurs que chez d’autres, ou coexistent, et je pense que ça explique en grande partie la diversité des lectures. Aussi, on ne lit pas un essai comme on lit un roman, ou pas toujours, et ça rejoint ce que tu disais dans ton article : il y a des ouvrages qui demandent de la concentration, qu’il est moins facile de dévorer vite fait à l’arrêt de bus ou entre deux cours, sans compter ceux qui nous incitent très fortement à prendre des notes, caser des marque-pages, ou avoir une autre référence à côté !
        Concernant la philosophie je n’ai pas de domaine de prédilection – tout ce qui tourne autour de l’individu et de la société me plaisent bien, mais en lisant des auteurs comme Aristote, Platon ou même Voltaire on tombe forcément sur d’autres sujets, et c’est aussi ça qui me plaît – le lien que la philosophie fait entre des choses qu’on n’aurait pas forcément classées ensemble.
        Je vais déjà te mettre le lien vers ce que j’ai chroniqué récemment en « non-fiction », j’ai 22 titres pour le moment : http://croiseedeschemins.wordpress.com/category/lectures/embranchements/docu-essais/ – je m’aperçois d’ailleurs que j’ai également quelques ouvrages sur la littérature.
        En philosophie politique le seul qui me vient à l’esprit est « Le Prince » de Machiavel – pas très simple d’abord mais totalement dans le sujet. J’avais aussi lu et bien aimé « la République » de Platon, mais c’était il y a longtemps. Je suis preneuse de titres également. 🙂

  2. Je n’ai jamais réussi à m’intéresser suffisamment à la philosophie >< Ca été ma bête noire en terminale (mon 6/20 ne m'a pas surprise xD) et même à la fac, je ne suis pas parvenue à me réconcilier avec cette matière alors que je suis certaine que certains de ses aspects doivent être très intéressants et même vitaux pour mieux comprendre le monde. J'aimerais avoir le courage de me lancer dans la lecture de tels ouvrages sans que ce soit une corvée x) Cependant, j'ai lu Le Prince de Machiavel cité dans le commentaire précédent et j'avais plus ou moins compris sans effort !
    Watching The English me plairait bien comme ouvrage de sociologie. Pareil, j'aimerais en apprendre davantage sur l'histoire de la Grande Bretagne et des USA même si mes cours de civilisations en L1 m'avaient appris pas mal de choses. En revanche l'histoire de France.. oulala je suis une quiche ! J'ai acquis il y a peu, le bouquin "1 kilo de culture" aux éditions PUF et j'espère devenir incollable sur pleins de sujets (dans mes rêves bien sur xD).
    Bonnes découvertes 😉

  3. Dans le même genre que le « Watching the English » de Kate Fox, j’ai lu « The English – A portrait of a people » de Jeremy Paxman. Cela remonte à plus de 4 ans maintenant, mais je me souviens avoir passé un très bon moment – c’est un livre assez dense, mais intéressant et plein de petites anecdotes ! Plus récemment, j’ai lu « Gay New York » de George Chauncey pour mon cours de civilisation américaine et j’ai vraiment adoré : ça retrace l’histoire de la communauté gay de New York de 1890 aux années 1940 mais c’est aussi l’histoire de la ville elle-même; l’auteur a interviewé des new-yorkais qui ont vécu les évènements et a aussi puisé dans des journaux intimes, lettres, rapports de police, articles de journaux – un énorme travail de recherche pour 450 pages de « non-fiction » vraiment passionnantes (sans compter la centaine de pages de notes !).

    Et je me rends compte en regardant de plus près mes listes de livres lus que j’ai lu pas mal de « non-fiction » ces 5 dernières années, surtout d’histoire et de sociologie (et des biographies de Jane Austen). C’était la plupart du temps des livres pour les cours (sauf les biographies), mais je devais avoir un don pour les choisir, car je ne me suis jamais ennuyée en les lisant (contrairement à d’autres qui prenaient les plus courts de la bibliographie et avaient pourtant beaucoup de mal à arriver au bout). Je lis (et vois !) aussi beaucoup de pièces de théâtre. La non-fiction n’est pas le genre vers lequel je vais en premier car c’est bien plus difficile à choisir qu’un roman: il y a tellement de livres sur un sujet, que trouver celui qui est à la fois intéressant et « facile » à lire et comprendre, tiens de la gageure. C’est pour ça que j’aime les cours de civilisation et les fiches de lecture imposées : c’est la bonne occasion pour faire de nouvelles découvertes – et lire autre chose que des romans.

  4. Même en dehors de l’école, j’ai toujours lu de la non-fiction (il me semble que le terme existe bel et bien en français, mais c’est peut-être un anglicisme ^^), que ce soit des (auto)biographies, des récits ou essais sur divers sujets. En ce moment, mon truc ce sont les bouquins de développement personnel.

    Et je les lis toujours en parallèle de romans. C’est vrai que les essais sont des ouvrages qui nécessitent généralement plus d’attention, donc je peux rester facilement sur un essai un mois, deux ou même trois si nécessaire – du coup j’en ai un étagère pleine de non-lus qui m’attendent 🙂 Et une wish-list encore plus remplie… à laquelle je vais d’ailleurs ajouter Watching the English qui m’intéresse 😛 !

  5. J’aime beaucoup alterner roman et essais dans mes lectures. Je n’ai pas perdu l’habitude de lire des essais historiques et littéraires depuis ma prépa mais j’avais laissé la philo de côté. Cette année, je me suis rendue compte que cela me manquait et je compte relire Platon par petits bouts… Quant à la socio, je ne l’ai jamais étudié mais j’emprunte parfois quelques titres en bibliothèque, ça me fascine !

  6. Il y a beaucoup de livres similaires, très intéressants par ailleurs, mais qui s’apparentent aussi pour moi à travail scolaire. Tu as beaucoup de livres de ce genre dis donc ! Ma bibliothèque est quasiment vide pour ma part.

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