Bilan | Janvier 2014

Qui dit fin du mois de janvier, dit premier bilan de l’année. Loin d’être mon mois favori — nouvelle année, nouveau semestre, stress des résultats d’examens qui n’arrivent pas —, j’ai tout de même eu la chance d’avoir quelques bonnes surprises, sinon sur le plan universitaire et personnel, du moins sur le plan culturel. Le format du bilan, vous allez vous en rendre compte, a légèrement changé. Non pas pour le plaisir de défaire les habitudes, mais simplement parce que je pense que ça me correspond mieux de la sorte. Cependant, ça risque d’être un peu long, donc n’hésitez pas à me donner votre avis !

Du côté des livres …

Ce n’est un secret pour personne, Northanger Abbey est certainement le roman de Jane Austen que je préfère. Drôle, satirique et intelligent, il nous permet de découvrir l’auteure sous un autre jour. Catherine Morland, malgré sa naïveté, est une héroïne profondément attachante et à laquelle je peux m’identifier. Plus jeune — et encore aujourd’hui —, je rêvais d’aventure, de chevaliers servants au passé sombre et peu conventionels, et je me faisais des films assez rapidement. Henry Tilney, quant à lui, est loin du mystérieux Mr. Darcy ou encore de l’impulsif mais tendre Capitaine Wentworth. Et c’est d’ailleurs ce qui me plaît dans ce personnage à mon humble avis sous-estimé : il est, à mon sens, le compagnon parfait. Il est doté d’un humour à toute épreuve, ne se retient pas de se moquer gentiment de notre chère Catherine, a le sens du devoir, tout en restant très humain. On peut lui reprocher son côté un peu « macho », mais comme Jane Austen le souligne, cette caractéristique ne s’appliquait pas qu’à lui. Ceci est particulièrement visible dans un passage où elle mentionne le fait que les hommes apprécient avoir affaire à des femmes moins cultivées qu’eux, qui ont tout à apprendre, pour se sentir en position de supériorité. Northanger Abbey est le tableau imparfait, mais révélateur, de toute une époque : l’auteure ne se prive pas de critiquer ouvertement les romans gothiques du la fin du XVIIIème siècle, de rabattre leur caquet à ceux qui dénigraient les romans en général, et nous offre une œuvre honnête, sincère et mordante.

41bb9ng8hkL

La jolie surprise du mois, c’est ce court roman — environ 300 pages si mes souvenirs sont bons — de Maggie O’Farrell, une auteure qui m’était jusqu’alors inconnue. J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque sur un coup de tête, mais aussi parce que la première et la quatrième de couverture m’intriguaient. The Vanishing Act of Esme Lennox est l’histoire de deux femmes que deux générations séparent, qui ne se connaissaient pas, qui étaient liées, et qui se rencontrent. Le présent et le passé se mélangent pour nous livrer un récit un peu confus au départ, mais qui nous transporte et nous donne les clés au fur et à mesure. Fait surprenant, il n’y a pas de chapitres ! C’est assez déroutant, mais s’explique par cette linéarité essentiellement dans une histoire comme celle-ci. Les coupures se font différemment, notamment lorsque l’on passe d’un point de vue à un autre, d’une époque à une autre, d’un événement à un autre. Maggie O’Farrell fait travailler le lecteur : notre rôle est de remettre les pièces du puzzle en ordre. Le style tantôt décousu tantôt poétique m’a beaucoup plu et a ajouté au charme et à la dureté du roman. À travers Iris et Esme, l’auteure nous pousse à nous interroger : comment un simple événement, un simple problème de compréhension, une simple erreur de jugement, peut changer le cours de votre vie. Le thème n’est pas nouveau, mais il est admirablement traité. J’ai été révoltée, j’ai eu envie de crier et de pleurer. Le seul défaut que je pourrais trouver à ce livre, c’est sa fin. Pas la fin en elle-même, mais le fait que ça traîne un peu en longueur. J’ai vu que beaucoup de personnes ont été déçues, mais ça n’a pas été mon cas. Je pense que cette fin était intelligente et parfaitement logique.

jk-rowling-the-cuckoos-calling

Est-il besoin de préciser que Mr. Robert Galbraith est en réalité Mme. J.K. Rowling ? La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe quelque temps après la sortie de ce nouveau roman. Loin d’Harry Potter, mais dans la lignée de The Casual Vacancy, The Cuckoo’s Calling est une intrigue policière contemporaine, premier opus d’une nouvelle série. Cormoran Strike est un détective privé dont le montant des dettes est inversement proportionnel au nombre de ses enquêtes en cours. Comprenez : il est sans le sou, et ce n’est pas le travail qui l’étouffe. Quand Robin, sa nouvelle secrétaire dépêchée par l’agence d’intérim’, arrive, il se demande 1. comment il va bien pouvoir la payer, 2. ce qu’il va bien pouvoir lui donner à faire. Puis, comme par magie, un nouveau client fait son entrée. Le frère de Lula Landry vient demander à Cormoran d’enquête sur la mort de sa sœur, qui se serait soit-disant suicidée, d’après les conclusions de la police. Il n’y croit pas et veut tout mettre en œuvre pour que la vérité éclate. Nous suivons donc les tribulations de notre sacré duo. L’auteure nous emmène d’interrogatoire en interrogatoire, en profite au passage pour nous glisser quelques éléments intéressants sur la vie privée de nos deux protagonistes, et pour faire la lumière sur leur caractère. Le détective est un ancien soldat qui a perdu sa jambe en Afghanistan, qui a perdu sa compagne au tout début du roman, et qui se laisse un peu aller. Robin est une jeune femme motivée, fraîche, mais intelligente, qui a de la jugeote. J’avoue que j’aurais aimé en apprendre un peu plus sur elle. Ce que j’apprécie, c’est que nous suivions véritablement l’enquête : ici, nous n’avons pas un héros qui court on ne sait pas trop pourquoi, qui saute d’un train pour sauver sa peau ou qui se fait poursuivre par la CIA. Non, c’est très terre-à-terre, et ça me plaît. L’enquête en elle-même tourne un peu en rond au bout d’un moment, on va en avant, en arrière, si bien qu’on ne sait plus toujours où nous sommes. Cependant, j’ai été agréablement surprise de découvrir le « nouveau » style de l’auteure, beaucoup plus mature et plus évolué. J’ai même relevé quelques citations croustillantes au cours de ma lecture.

Si The Vanishing Act of Esme Lennox était une belle surprise, Esprit d’hiver a été une petite déception. Une mère et sa fille se retrouvent coincées chez elle le jour de Noël : la tempête fait rage, les invités ne peuvent venir et le mari / père est lui aussi bloqué par la neige. Dans ce huis clos angoissant, Laura Kasischke cherche à décortiquer les relations entre cette mère — Holly — et sa fille — Tatiana. Tout au long du roman, nous sommes dans la tête de Holly, nous suivons la moindre de ses pensées, le moindre de ses gestes. Nous prenons connaissance de son passé, du passé de sa fille, de ses réflexions personnelles sur la maternité. Cet aspect-là m’a beaucoup intéressée, même s’il est évident que l’auteure a mis l’accent sur les sentiments les plus extrêmes. Rage, violence, puis calme après la tempête, puis de nouveau cette colère sourde qui envahit le personnage. Nous sommes pris dans un tourbillon d’émotions contradictoires … Qui m’a lassée. Pour renforcer notre malaise, Laura Kasischke utilise un procédé qui ne remporte bien souvent pas mon suffrage : la répétition. Sans cesse, elle nous rappelle les mêmes détails, les mêmes pensées. Je comprends parfaitement l’utilité de cet outil, et je pense que cela donne un côté très réaliste au roman — après tout, ce qui se passe dans notre esprit n’est qu’éternelle répétition, surtout lorsque nous nous focalisons sur un problème particulier —, mais là, ça m’a dérangée. J’ai apprécié l’histoire, l’intention, et je ne peux pas dire que je n’ai pas « aimé ». Le thème en lui-même m’intéresse, et j’ai très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure, en espérant avoir un avis plus tranché.

Le Passeur est un roman dont j’ai beaucoup entendu parler étant plus jeune, sans jamais y prêter réellement attention. En lisant un article sur les nouvelles adaptations cinématographiques qui allaient sortir cette année, j’ai vu que ce roman était dans la liste. Je ne sais pas si j’irai voir le film, mais j’ai eu envie de me plonger dans le livre. J’ai été surprise de découvrir qu’il s’agissait du premier tome d’une tétralogie. Nous suivons Jonas, un garçon de 12 ans qui habite dans un monde … Un peu particulier. Il vit au sein d’une communauté où les Anciens choisissent votre compagnon, la maison dans laquelle vous allez habiter, le nombre d’enfants que vous allez avoir et votre futur métier. Justement, la Cérémonie des 12 ans, la dernière, est celle qui doit vous apprendre la nature de votre travail, pour que vous pouviez ensuite vous former. Mais Jonas se voit attribuer une tâche bien particulière, qui va changer sa vie … Il m’est difficile de vous donner un résumé plus précis sans trahir l’histoire ou vous en révéler trop. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai été conquise. Je suis peu familière avec les dystopies, mais j’apprends à les apprécier — en sélectionnant celles qui sont susceptibles de me plaire. J’aime aussi les livres « pour enfants », quoique celui-ci soit suffisamment profond pour qu’il me parle. Je suis contente d’avoir attendu aussi longtemps pour le lire : mes sens sont plus aiguisés et ce que j’ai lu m’a vraiment touchée et marquée. J’ai vraiment hâte de mettre la main sur les autres tomes, de retrouver la jolie plume de Loïs Lowry, son talent, sa poésie, la façon dont elle dit les choses de manière détournée pour frapper encore plus fort.

Du côté des films …

Pas mal de nouveautés et quelques revisionnages ce mois-ci. Je tiens à jour la liste de mes films vus sur mon blog, donc si cela vous intéresse, vous pouvez y jeter un œil, sachant que je ne compte pas chroniquer chaque film — cela serait beaucoup trop long et pas nécessairement passionnant.

films2014

L’enfant en moi s’est déchaînée ce mois-ci. Je n’ai pu m’empêcher d’aller voir avec Émilie La Reine des Neiges au cinéma : il faisait 13°C le jour où nous y sommes allées, j’avais besoin de me détendre, et les avis étaient plutôt positifs. Verdict ? Je n’ai pas été déçue. C’était un bon Disney, avec des chansons entraînantes, une intrigue bien ficelée, des personnages attachants — et d’autres franchement détestables —, et des « paysages » somptueux. Nombreuses sont les personnes qui regrettent le temps des véritables dessins et qui déplorent le fait que Disney soit passé au tout « images de synthèse ». Cependant, je trouve que les derniers dessins animés étaient parmi les plus beaux, visuellement parlant, La Reine des Neiges confirmant cette opinion. Le seul défaut ? C’était beaucoup trop court ! Puisque je me sentais d’humeur à retomber en enfance, j’ai aussi visionné pour la première fois Dragons, des studios d’animation Dreamworks. Je voyais pas mal de gifs sur Tumblr, je ne savais pas de quoi ça parlait, mais on m’avait dit que c’était drôle et plutôt bien fichu … Et je ne peux qu’être d’accord. Je suis tombée amoureuse de Toothless (le dragon) et j’ai été touchée par l’histoire de Hiccup. C’est un bon film d’aventure comme je les aime, avec une bonne dose d’humour et de mignonnitude.

Toujours dans la lignée « films cucus de petite fille », je me suis décidée à regarder The Princess Bride … Et ai été un peu déçue. Cependant, depuis, je n’arrête pas d’y penser et j’ai vraiment envie de le revoir. Il faut vraiment le prendre au second degré, et je dois dire que j’ai hâte de lire le roman duquel le film est tiré. Le méchant est absolument ridicule et Buttercup est niaise à souhait. Le dernier film qui figure dans ce carré, c’est Death at a Funeral (Joyeuses Funérailles en français), la version anglaise. Je suis d’ailleurs profondément énervée de savoir qu’il y a une adaptation américaine … Avec Peter Dinklage. Ils prennent le même acteur dans les deux adaptations, je trouve ça totalement stupide. Bref, mis à part ça, je remercie Alicia de m’avoir permis de profiter de cette formidable comédie au casting parfait. Matthew MacFadyen et Kris Marshall ? Pas de souci, je regarde. Puis les scènes toutes plus loufoques les unes que les autres … Honnêtement, si vous aimez l’humour anglais, si vous voulez voir Rupert Graves (Greg Lestrade) avec les cheveux mi-longs et si vous avez envie de jeter un autre regard sur les enterrements, ce film est pour vous.

filmss2014

Dans un registre un peu différent, j’ai aussi eu l’occasion de regarder le film Hitchcock, que je n’ai pas pu voir à sa sortie. Le casting fait clairement rêver : Helen Mirren, Anthony Hopkins, Scarlett Johansson, James d’Arcy et Jessica Biel. Le film n’est pas extraordinaire, mais c’est intéressant d’avoir un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler la vie privée du maître du suspense. Helen Mirren est impressionnante, parfaite dans le rôle d’Alma Reville, femme du cinéaste. Je ne savais pas qu’elle avait participé au scénario de plusieurs de ses films, et qu’elle était sa patronne avant de l’épouser. J’ai été heureuse d’en apprendre plus à ce sujet, mais j’ai tout de même trouvé que l’on restait trop en surface. J’aurais apprécié une étude un peu plus en profondeur. Autre film acheté et visionné ce mois-ci, Des Hommes sans Loi. J’admire Jessica Chastain pour sa beauté, mais je souhaitais la découvrir en tant qu’actrice, c’est donc chose faite. Le film est sombre, très particulier, pas du tout ce à quoi je m’attendais. Il y a quelque chose de dérangeant dans la façon dont l’histoire se déroule. Je ne saurais vous dire si j’ai aimé ou non, mais je pense qu’un revisionnage s’impose. Les acteurs, cependant, sont excellents : Shia LaBeouf est extraordinaire, ne parlons même pas de Tom Hardy.

J’ai emprunté Cowboys et Envahisseurs à la médiathèque parce que je voulais regarder quelque chose de léger, un bon film d’aventure qui ne prend pas la tête. Et j’ai été vraiment surprise. Je n’ai pas particulièrement aimé — je trouvais que c’était vraiment tiré par les cheveux, et vraiment dérangeant par moments —, et je trouve ça dommage. Je m’attendais à rire et à me détendre, et je n’ai pas été satisfaite à ce niveau-là. Quant au deuxième film que j’ai emprunté, je me suis rendue compte que je l’avais déjà vu, mais en diagonale : il s’agit de Ballroom Dancing, le premier film dans la trilogie de Baz Luhrmann comprenant Romeo + Juliet et Moulin Rouge. Je ne suis vraiment pas fan de ce réalisateur et de ses films, mais j’aime la danse de salon. Si l’univers en lui-même ne m’a pas enthousiasmée, les numéros de danse étaient absolument sublimes, on ne peut pas lui enlever ça. J’aime aussi les deux personnages et la relation qu’ils entretiennent — leur histoire est très épurée, très naturelle au milieu de toute cette ambiance cabaresque.

Du côté du reste …

Comme j’ai déjà beaucoup parlé, je vais brièvement mentionner quelques autres choses qui m’ont plues ce mois-ci et que je tenais à vous faire partager. Je ne vais pas m’étendre sur chaque élément, je pense que ça peut être pas mal. Encore une fois, désolée pour la longueur. Je vous laisse sur ces quelques derniers mots !

DCI Banks : la série a été diffusée sur Arte sur 4 semaines — l’épisode pilote est passé en dernier, faut pas chercher à comprendre. Nous suivons les enquêtes d’Alan Banks, enquêteur à la police du Yorkshire. On ne sait pas grand-chose de son passé, mais on sait qu’il aime le whisky et le jazz. Il est assisté d’Annie Cabott, une jeune recrue qui a tout de même de l’expérience et qui n’hésite pas à lui dire ce qu’elle pense. La série est assez sombre, nous n’avons pas tellement l’occasion de rire, mais les épisodes sont plutôt bien construits. Ce n’est pas parfait, ce n’est pas inoubliable, mais j’ai apprécié retrouver l’inspecteur toutes les semaines.

[Beauté] Routine de soin

DSC_0322Il y a quelque temps, je vous donnais dans un article un petit aperçu des soins que je pouvais m’appliquer sur le visage. Entre temps, j’ai acquis un sérum et une crème Avène, pensant ainsi faire du bien à ma peau : le sérum se mettait avant la crème hydratante et permettait une meilleure pénétration du produit. Toute satisfaite que j’étais, je me lançais dans cette espèce de routine, matin et soir : lait démaquillant, lotion pour le visage, sérum et crème hydratante, avec gommage et masque de temps à autre. Je jugeais ma peau sèche et déshydratée ; les quelques plaques rouges que j’avais sur le corps et sur le visage étaient pour moi le résultat d’une alimentation un peu trop riche (fêtes de Noël oblige) et d’allergies diverses. Cependant, quand j’ai senti que les plaques ne partaient pas et qu’au contraire, en période de stress, elles tendaient à me démanger encore plus, il m’a semblé nécessaire d’aller faire un tour chez la dermatologue ; je pourrais ainsi faire le point sur ce dont ma peau a véritablement besoin. On se perd parfois entre les conseils divergents de certaines vendeuses, qui ne connaissent pas forcément votre passé dermatologique, et il y a tellement de soins contre les rougeurs, contre la sècheresse de la peau, pour les peaux sensibles, etc, qu’on ne sait finalement plus trop où on en est. Je savais que ma peau était un peu bizarre : sèches à certains endroits seulement, rouges sur les joues et au niveau du front. La dermatologue me l’a confirmé : j’ai ce qu’on appelle une peau atopique. Étonnamment, on trouve assez peu d’articles explicatifs sur le net et je n’allais pas me lancer dans des bouquins de médecine pour comprendre exactement de quoi il s’agissait. Elle m’a expliqué que l’atopie est en fait un manque de graisse dans la peau : la barrière hydrolipidique est pour ainsi dire inexistante. Vous pourrez vous foutre n’importe quelle crème sur le visage, à partir du moment où vous vous nettoierez la peau, tous les sympathiques allergènes pourront se faufiler vicieusement dans vos pores et vous pourrir la vie. En gros, vous n’êtes pas protégé contre ces saloperies. Me concernant, le verdict n’était pas très surprenant. J’ai pas mal d’allergies et, étant petite, mon corps était couvert de plaques d’eczéma (bon appétit). Je saurais pas trop dire à quand remontent les réactions que j’ai en ce moment, mais en tout cas, je sais que c’est en bonne partie dû au stress et au fait que l’Alsace est une cuvette (donc les pollens ne s’échappent pas, ils stagnent, youpi tralala).

Maintenant que je vous ai bien raconté ma vie — et que j’ai évité de revenir sur le titre absolument ignoble de ce post (qui va s’expliquer par la suite), je vais vous parler de ma nouvelle routine de soin (mais comme j’aime bien me la péter, j’ai mis Skincare Routine)(bon en fait, c’est surtout parce que « routine de soin », c’est assez moche). Je passe de 4 – 5 produits + le savon à 3 produits, avec le savon (j’ai aussi un truc à mettre dans les cheveux, mais je l’ai pas testé, alors je le montre pas encore).

Étape 1 : Démaquillage. Pour ça, j’utilise la Créaline TS H2O de Bioderma, une eau micellaire miraculeuse. En plus d’enlever parfaitement le maquillage, yeux compris, elle ne dessèche ni n’irrite la peau. Il me faut à peu près deux cotons imbibés d’eau pour tout enlever et ensuite, pas besoin de lotion. Vous pouvez laisser comme c’est. Il n’y a pas d’odeur, c’est garanti sans paraben et Bioderma a eu la bonne idée de faire plusieurs formats. Sur la photo, il s’agit du plus gros. Mais les petites bouteilles sont très pratiques à emmener en voyage (et tellement mignonne). Les 500mL sont à à peu près 9 – 10 euros me semble-t-il, donc c’est relativement raisonnable, surtout si vous ne vous servez que de ça comme démaquillant. Pour plus de précisions, je viens de trouver cet article très bien fait.

Étape 2 : Soin. Au singulier. L’accumulation de produits n’est pas bonne pour la peau, surtout quand on a une peau bien abîmée. En lieu et place des sérums, crèmes, masques et autres gommages, j’utilise à partir de maintenant la Trixéra+ Selectiose Baume émollient d’Avène. C’est effectivement un baume et donc … C’est ultra gras. Mais vraiment gras (comme un bain dans une friteuse quoi). Vous pouvez l’appliquer à la fois sur le corps et sur le visage, même s’il faut faire attention en terme de quantité. Hier soir, il me semble en avoir mis un peu trop, ce qui fait que j’ai du attendre 15 – 20 minutes pour que mon visage ne ressemble plus à une boule à facettes. Par contre, le reste de mon corps a tout absorbé en deux secondes (je suppose que ça veut dire qu’il en avait quand même pas mal besoin). Pour le moment, la peau de mon visage ne me tire pas trop. Il faut voir l’effet que ça fera sur le long terme, il est difficile de juger maintenant. La dermatologue m’a aussi conseillé de faire très attention au fond de teint que j’achète ; je peux continuer à me servir de mon Chanel (dieu merci) pour le moment, mais si je constate que, malgré la crème, ma peau tire toujours, c’est qu’il faut en changer. La poudre est aussi à éviter, du moins les poudres très couvrantes. Toujours sans paraben, sans véritable parfum (ou très léger). Certains regrettent le fait qu’il y ait du phenoxyethanol, apparemment cancérigène. Personnellement, je m’en fiche un peu (de toute façon, j’ai pas le choix, c’est ça ou la Lipikar chez La Roche-Posay et je crois que le problème est le même). Point fort du produit : le flacon de 400mL a une poooooompe ! Alléluia. Ça évite le coup du poisson (quand le tube vous échappe des mains quoi). On a du le payer autour de 19 euros.

Étape 3 : Savon. J’ai tendance à me laver le visage avant le corps, donc le savon vient en dernier. Les produits Yves Rocher, elle m’a dit que c’était plus la peine. Au revoir lait, lotion et gel douche. Bonjour Gel Crème Nettoyant Anti-irritations Syndet de la gamme Lipikar chez La Roche-Posay. Il existe en Surgras, à la place de Syndet, mais celui que j’ai choisi est apparemment plus doux — l’eau d’Alsace est très calcaire. Je suis le genre de personnes qui aime le savon qui mousse, ça me donne la sensation d’être plus propre, même si je sais pertinemment que ça n’a rien à voir. Ce savon ne mousse pas du tout, pas même un peu. Fini les moments marrants dans la salle de bain où j’essayais de créer la plus grosse bulle possible entre mes deux bras. Ils disent qu’il faut en utiliser une noisette … Pour tout le corps. Je dois vraiment pas être douée parce qu’il m’en faut deux. Ou alors, mon corps absorbe vicieusement le produit pendant que je me lave. Évidemment, ça ne glisse pas comme le gel douche, vu que c’est censé former une pellicule. Ça s’appelle pas Lipikar pour rien (= lipides). Mis à part ça, l’odeur n’est pas désagréable. J’en ai eu pour 15 euros le flacon de 400mL (et vu qu’on est pas censé en mettre beaucoup pour se laver, c’est rentable).

Comme vous pouvez le constater, vous avez votre routine de soin complète pour … 34 euros à peu près (sachant que vous pouvez trouver moins cher sur le net). Même si ça me saoule d’avoir une peau atopique, de pas pouvoir mettre ce que je veux dessus et de devoir me mettre de la crème sur le corps tous les jours, eh bien au moins, j’économise des sous. Et je gagne une jolie peau (enfin j’espère). Je précise tout de même que ces produits ne sont pas pour tout le monde et qu’il est primordial d’acheter des soins adaptés à votre peau, pour éviter de la malmener encore plus.

 

[Beauté] Kiko Ultra Tech Curve Mascara

DSC_0324

DSC_0326Mascara Ultra Tech Curve — Kiko — 7,20 euros

Pour moi, un mascara, c’est un peu la base du maquillage. Je dirais même que ça passe avant le fond de teint. Ça vous change le regard en 3 secondes, à condition d’en choisir un qui soit adapté à la fois à vos cils et à vos attentes. Je sais que nombreuses sont celles qui recherchent un effet qu’on appelle « drama », qui allie à la fois courbe, volume et profondeur. Au contraire, je préfère quelque chose d’assez discret, qui donne un peu de volume, un peu de courbe, mais sans plus. Il faut surtout que mon mascara sépare bien mes cils. Je ne supporte pas les paquets, je ne supporte pas le « trop noir ». Le « trop » tout court. Du coup, je me dirige souvent vers des mascaras à brosse synthétique, peut-être à tort, je n’en sais rien, mais j’ai la sensation que c’est plus susceptible de m’offrir ce que je souhaite.


Un Kiko a ouvert il y a peu dans ma ville. Je ne connaissais absolument pas cette marque et ce qui m’a frappé, ce sont les prix. Le jour où j’ai acheté ce mascara, il y avait une promotion : j’ai du le payer 3 ou 4 euros, pas plus. Pour un produit Made in Italy. Je me suis dit, pourquoi pas ? La brosse me convenait et je voulais de la courbe. C’était une bonne occasion de me familiariser avec Kiko. Tout commençait si bien …


Au début, effectivement, le mascara tenait ses promesses. Il séparait bien les cils et donnait une légère courbe, qui me suffisait largement, sachant que je n’applique qu’une couche du produit. Cependant, bien vite, les choses se sont gâtées. J’avais l’impression de m’arracher les yeux à chaque fois que je passais le pinceau sur mes cils ; ça accrochait, ça ne glissait pas correctement, ce que j’ai trouvé anormal. De plus, au bout de quelques semaines, le mascara était sec. Il y avait de petits paquets sur les picots, alors que d’ordinaire, la brosse était parfaitement essoré. Autre inconvénient : le démaquillage. Tout se détachait en petites particules. Au lieu de laisser une trace bien nette sur le coton ou sous l’œil, il y avait des espèces de poussières noires. Ça me collait aux cils et j’ai eu beau essayer tous les démaquillants pour yeux à ma disposition, aucun ne le faisait partir complètement.


Évidemment, on peut se dire que pour le prix, on ne peut pas non plus s’attendre à des miracles, mais j’aurais tout de même aimé que 1. il sèche moins vite, 2. que la brosse n’accroche pas, 3. qu’il soit plus facile à enlever. Je suis assez déçue et je ne pense pas que je renouvellerai l’expérience, du moins pour ce produit en particulier, car j’ai bien envie de voir ce que donnent leurs ombres à paupières.

[Beauté] J’aime me peindre les ongles …

Vous l’attendiez cet article, n’est-ce pas ? Bon, peut-être pas … Mais Matilda m’en a donné l’idée. Ma collection de vernis est bien moins impressionnante que la sienne, mais je sens qu’elle va s’agrandir dans peu de temps, quand je craquerai pour quelques OPI de plus. Jusqu’à il y a 4 ans, je me rongeai les ongles. C’était moche, ça faisait mal et j’avais l’impression d’avoir des boudins à la place des doigts. Sans trop savoir comment ni pourquoi, j’ai arrêté et depuis, j’ai les ongles relativement longs et surtout bien blancs : à défaut d’avoir de jolies mains, j’ai au moins de jolis ongles. Chic, me dis-je : je vais ENFIN pouvoir me mettre du vernis … Ça aura ENFIN l’air joli. Le problème, évidemment, c’est que si on veut faire les choses correctement, il faut du temps pour l’appliquer : une base + deux couches + un Top Coat (pas obligatoire) pour l’aspect fini. Pendant que je vous écris cet article, le vernis sèche. Une fois, j’ai eu le malheur de le mettre trop tard dans la journée. Quand je me suis réveillée le lendemain, j’avais les marques des plis des draps sur mes ongles, donc … Plus jamais !

Mes 3 premiers vernis. D’abord le Vendetta, ensuite le Blue Satin, puis enfin le Lotus Rouge. Sur les ongles, la différence entre le Vendetta et le Blue Satin est relativement subtile (en mettant deux couches). C’est vraiment à la lumière que l’on voit que ce sont deux couleurs vraiment différentes. J’étais fan de ce côté très sombre à l’intérieur et très lumineux à l’extérieur, quand le soleil tapait en plein. À l’époque, j’étais dans une période où je ne m’habillais qu’en noir et du coup, ça collait plutôt bien. Aujourd’hui, je peux plus jouer avec les contrastes et le rendu est plutôt sympathique. Mais Lotus Rouge reste mon plus magnifique vernis. Le plus sublime. C’est un rouge avec une pointe de rose qui va avec tout sans faire vulgaire (un point qui me tenait particulièrement à cœur). Je ne vous cache pas que ça coûte une certaine somme, mais je trouve qu’ils tiennent bien (environ 3 jours, voire plus si on pète pas un câble quand ça commence à partir). On peut leur reprocher la finesse du pinceau ; celui de chez Dior est bien plus adapté et facile d’utilisation : en un coup ou presque, tout l’ongle est recouvert !

La photo n’est pas de très bonne qualité donc il est difficile de se rendre compte de la couleur exacte de chacun des deux vernis. OPI, ça a été une véritable découverte pour moi. 7-8 euros de moins que les Chanel, des couleurs somptueuses, un large choix, une très bonne tenue, bref, le rêve ! Je me suis donc procuré Over the Taupe et I’m not really a waitress. Car oui, OPI fait l’effort de trouver des noms sympathiques pour les vernis et s’efforce aussi de faire de magnifiques collections, notamment la mémorable collection Shrek. Le rouge pète, ça, on ne peut pas dire le contraire : paillettes + rouge cerise, ça détonne. Mais je suis tombée amoureuse et j’ai craqué. Je cherchais aussi une couleur plus neutre, donc le taupe. Ça peut aller avec pas mal de choses tout en restant discret.

Un Shu Uemura et un Mavala. Le Shu Uemura, je l’avais acheté pour tester, pour voir un peu ce que ça donnait, et ce noir pailleté était tout simplement superbe à l’application. Malheureusement, il se craquèle très vite, sûrement à cause des paillettes, et n’est pas de très bonne qualité. Je ne renouvellerai certainement pas l’expérience, surtout qu’ils ne sont pas donnés ! Concernant le Mavala, je l’ai repéré dans ma pharmacie de quartier ! Je voulais du gris, j’ai eu du gris tout ce qu’il y a de plus simple. Mais qui dit simple et peu cher, ne dit pas forcément « mauvais ». Car ce n’est pas le cas. Application facile et bonne tenue, avec un rendu plus que joli. L’avantage, c’est que le tube est petit et donc que je l’aurai fini avant de me lasser. C’est vraiment le bon plan quand on cherche telle couleur à un moment donné sans avoir forcément envie de claquer 15 euros dedans. Par exemple, le orange pour Halloween …

J’ai aussi un autre vernis, venant de chez Kiko (un marron pailleté), mais j’ai oublié de faire une photo (évidemment). Le vernis ne tient pas longtemps, mais il coûte peu cher (moins de 5 euros), pour un pot de la taille des OPI ! Et le tout est fabriqué en Italie, donc c’est encore mieux. Et tant que je vous parle du vernis, je vais vous montrer ma nouvelle découverte. J’avais vu le OPI de la collection Germany chez Sephora et j’étais tombée sous le charme de deux d’entre eux. Mais ça … C’était avant de voir ceci.

Je ne parlais pas du charme de Daniel Craig voyons (mesdames, calmez-vous), je parlais bien sûr de ces superbes vernis, chacun portant le nom d’un des films. Personnellement, j’adore Casino Royale (deuxième en partant de la gauche — un prune profond) et Live and Let Die (troisième en partant de la droite — un vert profond pailleté). J’ai découvert ça ce matin, un peu par hasard, après avoir regardé Casino Royale (une chronique risque de venir très prochainement). Ils ont tous été testés ici et ici. D’ailleurs, ça me fait penser qu’il me reste une couche à appliquer … C’est le moment de me retirer !

— Alexandra.