2016.

Oui, je choisis de commencer cet article comme ça.

Je m’étais dit que je publierais mon bilan de l’année 2016 au cours du mois de janvier. Nous sommes déjà début février et à ce titre, il devient extrêmement urgent que je me « sorte les doigts du cul », comme le dit si bien Caroline dans Nos Jours Heureux (meilleur film de tous les temps). Je suis un peu rouillée et je ne sais plus comment tourner une phrase, mais j’ai vu, entendu, et dans une moindre mesure lu, trop de choses fantastiques pour ne pas vous en parler !

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Kingsman, The Amazing Spiderman 2, Jupiter Ascending &co.

Jupiter Ascending (2015)

Jupiter Jones déteste sa vie : immigrée russe employée comme femme de ménage chez des gens outrageusement riches, son quotidien est fait d’habitudes. Jusqu’au jour où elle rencontre Caine, un ancien militaire chargé de la sécurité interplanétaire. En plus de découvrir que la Terre n’est pas la seule planète habitée, elle va apprendre qu’elle-même est héritière d’une partie de l’univers… D’ordinaire, vous me donnez de l’action, de l’espace, une histoire d’amour (pas besoin d’avoir vu le film pour comprendre), un héros pas trop dégueulasse et de bons acteurs et je suis conquise. Jupiter Ascending est divertissant, mais sans plus : les dialogues sont assez ridicules, l’histoire tient difficilement la route, et l’histoire entre Caine et Jupiter est mal exploitée (on dirait qu’elle a faim… très faim). Dommage.

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Bilan | Octobre 2014

Bilan

Après un mois de septembre un peu mouvementé, je pensais passer un mois d’octobre au calme… C’est raté. Le temps file à une vitesse incroyable, nous sommes déjà en novembre et les premiers examens de mi-semestre ont eu lieu ! Quand je regarde en arrière, je me rends compte que pas mal de changements ont eu lieu, tant dans ma vie personnelle que dans ma vie “numérique”. Bref, octobre n’aura pas été de tout repos, mais j’attends novembre avec impatience.

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[Film] La Vie Rêvée de Walter Mitty de Ben Stiller

Ben Stiller est connu pour ses rôles de looser : Gaylord Focker dans Mon Beau-Père et Moi, puis dans Mon Beau-Père, Mes Parents et Moi ; Larry Dayley dans La Nuit au Musée, ou encore un David Starsky un peu ridicule dans Starsky et Hutch. Souvent cantonné à ce genre de personnages, il n’en demeure pas moins un excellent acteur, et nous le prouve dans La Vie Rêvée de Walter Mitty, film dont il est aussi le réalisateur. Je l’associe souvent à Owen Wilson non pas parce qu’ils ont joué ensemble, mais parce que tous deux font partie de ce groupe d’acteurs sous-estimés… Ils ont de grandes possibilités, ils pourraient faire de la comédie comme du drame, mais on ne leur en laisse pas assez l’occasion.

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[Film] You’ve Got Mail de Nora Ephron

The Shop Around The Corner est une petite institution dans le quartier ouest de New York. Kathleen Kelly est l’heureuse propriétaire de cetre charmante librairie pour enfants, qu’elle a héritée de sa mère et dans laquelle elle a passé une grande partie de son enfance. Elle mène une vie tranquille, ponctuée par la réception, tous les jours, d’un mail d’un certain « NY152 ». « NY152 », c’est Joe Fox, qui, avec son père et son grand-père, est à la tête d’un empire du livre, Fox Books. Un magasin de la grande chaîne va prochainement ouvrir ses portes, non loin de The Shop Around the Corner. « Shopgirl » et « NY152 » s’entendent à merveille ; Kathleen Kelly et Joe Fox vont se détester.Lire la suite »

[LMA + Bilan] Le mois anglais, c’est fini !

C’est avec des trémolos dans la voix que je vous annonce la fin du mois anglais. Organisé avec brio par Lou, Cryssilda et Titine, cet événement a égayé mon mois de juin et aura occupé mes journées bien trop monotones. Si je n’ai pas rédigé autant d’articles que je le souhaitais, j’ai tout de même profité à fond du mois anglais au travers de mes lectures, mais aussi au travers des blogs des autres participants. Ça aura été l’occasion de découvrir de nouveaux blogs, de discuter avec des personnes absolument adorables, puis de profiter avec simplicité des petites joies que nous offre la blogosphère littéraire. Moi qui ne jurais dernièrement que par les vidéos Youtube, j’en reviens un peu, et je me rends compte de toutes les possibilités qu’offrent un blog, je me rends compte que j’ai vraiment envie d’écrire et de partager avec vous par les mots. Au cours de ce mois anglais, nombreux sont ceux qui ont gentiment laissé un commentaire sur l’un ou l’autre article, souvent de longs commentaires, pour mon plus grand plaisir ! Je vous en remercie encore. Je suis bien triste que l’événement ne dure qu’un mois, mais toutes les bonnes choses ont une fin. C’est donc l’heure du bilan !Lire la suite »

[Top] Films d’animation Disney

Nouveau rendez-vous sur le blog. Et cette fois, je vais essayer de m’y tenir. Pour rendre les choses plus simples, ce ne sera pas quelque chose de régulier : le prochain pourrait tomber mercredi prochain ou jeudi dans 3 mois… Je fais partie de ces personnes qui aiment bien faire des listes, qu’il s’agisse de listes de courses, de devoirs à faire, ou des petits tops personnels. Je ne compte pas parler de boîtes de raviolis ou de papier toilette sur le blog et je ne suis pas sûre que « rendre dissertation Beckett » vous intéresse particulièrement. Du coup, je vais vous proposer mes petits classements filmesques, livresques, musicaux, etc, selon l’envie du moment. Si vous souhaitez reprendre un thème sur votre propre blog, encore une fois, n’hésitez pas et n’oubliez pas de me le dire en commentaire !

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[LMA] Magical Me

J+20 : J’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article. Je pensais avoir le temps de lire un tome de la saga, puis finalement, non. Alors j’ai décidé de poster quelque chose d’un peu plus personnel. C’est assez brouillon, je m’en excuse par avance, et j’avais encore tellement de choses à dire… Mais j’ai jugé bon de m’arrêter là. Le titre de l’article est une référence à l’autobiographie de Gilderoy Lockhart. Car oui, je vais parler de moi dans ce billet… Prétentieux, n’est-ce pas ?

« Harry Potter, c’est toute mon enfance ». Combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Combien ai-je moi-même prononcé cette phrase ? Et combien de fois me suis-je dit « attends un peu, es-tu sûre de ce que tu affirmes ? ». Aujourd’hui, je vous le dis : non, Harry Potter, ce n’est pas toute mon enfance. Le premier livre est sorti en Angleterre en 1997 et en France en 1998. À cette époque, j’avais 5/6 ans et si je savais lire, j’étais plus branchée Ratus qu’Harry. Puis dans les années 2000, je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé, mais y a eu comme un boom, un truc énorme.

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Bilan | Janvier 2014

Qui dit fin du mois de janvier, dit premier bilan de l’année. Loin d’être mon mois favori — nouvelle année, nouveau semestre, stress des résultats d’examens qui n’arrivent pas —, j’ai tout de même eu la chance d’avoir quelques bonnes surprises, sinon sur le plan universitaire et personnel, du moins sur le plan culturel. Le format du bilan, vous allez vous en rendre compte, a légèrement changé. Non pas pour le plaisir de défaire les habitudes, mais simplement parce que je pense que ça me correspond mieux de la sorte. Cependant, ça risque d’être un peu long, donc n’hésitez pas à me donner votre avis !

Du côté des livres …

Ce n’est un secret pour personne, Northanger Abbey est certainement le roman de Jane Austen que je préfère. Drôle, satirique et intelligent, il nous permet de découvrir l’auteure sous un autre jour. Catherine Morland, malgré sa naïveté, est une héroïne profondément attachante et à laquelle je peux m’identifier. Plus jeune — et encore aujourd’hui —, je rêvais d’aventure, de chevaliers servants au passé sombre et peu conventionels, et je me faisais des films assez rapidement. Henry Tilney, quant à lui, est loin du mystérieux Mr. Darcy ou encore de l’impulsif mais tendre Capitaine Wentworth. Et c’est d’ailleurs ce qui me plaît dans ce personnage à mon humble avis sous-estimé : il est, à mon sens, le compagnon parfait. Il est doté d’un humour à toute épreuve, ne se retient pas de se moquer gentiment de notre chère Catherine, a le sens du devoir, tout en restant très humain. On peut lui reprocher son côté un peu « macho », mais comme Jane Austen le souligne, cette caractéristique ne s’appliquait pas qu’à lui. Ceci est particulièrement visible dans un passage où elle mentionne le fait que les hommes apprécient avoir affaire à des femmes moins cultivées qu’eux, qui ont tout à apprendre, pour se sentir en position de supériorité. Northanger Abbey est le tableau imparfait, mais révélateur, de toute une époque : l’auteure ne se prive pas de critiquer ouvertement les romans gothiques du la fin du XVIIIème siècle, de rabattre leur caquet à ceux qui dénigraient les romans en général, et nous offre une œuvre honnête, sincère et mordante.

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La jolie surprise du mois, c’est ce court roman — environ 300 pages si mes souvenirs sont bons — de Maggie O’Farrell, une auteure qui m’était jusqu’alors inconnue. J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque sur un coup de tête, mais aussi parce que la première et la quatrième de couverture m’intriguaient. The Vanishing Act of Esme Lennox est l’histoire de deux femmes que deux générations séparent, qui ne se connaissaient pas, qui étaient liées, et qui se rencontrent. Le présent et le passé se mélangent pour nous livrer un récit un peu confus au départ, mais qui nous transporte et nous donne les clés au fur et à mesure. Fait surprenant, il n’y a pas de chapitres ! C’est assez déroutant, mais s’explique par cette linéarité essentiellement dans une histoire comme celle-ci. Les coupures se font différemment, notamment lorsque l’on passe d’un point de vue à un autre, d’une époque à une autre, d’un événement à un autre. Maggie O’Farrell fait travailler le lecteur : notre rôle est de remettre les pièces du puzzle en ordre. Le style tantôt décousu tantôt poétique m’a beaucoup plu et a ajouté au charme et à la dureté du roman. À travers Iris et Esme, l’auteure nous pousse à nous interroger : comment un simple événement, un simple problème de compréhension, une simple erreur de jugement, peut changer le cours de votre vie. Le thème n’est pas nouveau, mais il est admirablement traité. J’ai été révoltée, j’ai eu envie de crier et de pleurer. Le seul défaut que je pourrais trouver à ce livre, c’est sa fin. Pas la fin en elle-même, mais le fait que ça traîne un peu en longueur. J’ai vu que beaucoup de personnes ont été déçues, mais ça n’a pas été mon cas. Je pense que cette fin était intelligente et parfaitement logique.

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Est-il besoin de préciser que Mr. Robert Galbraith est en réalité Mme. J.K. Rowling ? La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe quelque temps après la sortie de ce nouveau roman. Loin d’Harry Potter, mais dans la lignée de The Casual Vacancy, The Cuckoo’s Calling est une intrigue policière contemporaine, premier opus d’une nouvelle série. Cormoran Strike est un détective privé dont le montant des dettes est inversement proportionnel au nombre de ses enquêtes en cours. Comprenez : il est sans le sou, et ce n’est pas le travail qui l’étouffe. Quand Robin, sa nouvelle secrétaire dépêchée par l’agence d’intérim’, arrive, il se demande 1. comment il va bien pouvoir la payer, 2. ce qu’il va bien pouvoir lui donner à faire. Puis, comme par magie, un nouveau client fait son entrée. Le frère de Lula Landry vient demander à Cormoran d’enquête sur la mort de sa sœur, qui se serait soit-disant suicidée, d’après les conclusions de la police. Il n’y croit pas et veut tout mettre en œuvre pour que la vérité éclate. Nous suivons donc les tribulations de notre sacré duo. L’auteure nous emmène d’interrogatoire en interrogatoire, en profite au passage pour nous glisser quelques éléments intéressants sur la vie privée de nos deux protagonistes, et pour faire la lumière sur leur caractère. Le détective est un ancien soldat qui a perdu sa jambe en Afghanistan, qui a perdu sa compagne au tout début du roman, et qui se laisse un peu aller. Robin est une jeune femme motivée, fraîche, mais intelligente, qui a de la jugeote. J’avoue que j’aurais aimé en apprendre un peu plus sur elle. Ce que j’apprécie, c’est que nous suivions véritablement l’enquête : ici, nous n’avons pas un héros qui court on ne sait pas trop pourquoi, qui saute d’un train pour sauver sa peau ou qui se fait poursuivre par la CIA. Non, c’est très terre-à-terre, et ça me plaît. L’enquête en elle-même tourne un peu en rond au bout d’un moment, on va en avant, en arrière, si bien qu’on ne sait plus toujours où nous sommes. Cependant, j’ai été agréablement surprise de découvrir le « nouveau » style de l’auteure, beaucoup plus mature et plus évolué. J’ai même relevé quelques citations croustillantes au cours de ma lecture.

Si The Vanishing Act of Esme Lennox était une belle surprise, Esprit d’hiver a été une petite déception. Une mère et sa fille se retrouvent coincées chez elle le jour de Noël : la tempête fait rage, les invités ne peuvent venir et le mari / père est lui aussi bloqué par la neige. Dans ce huis clos angoissant, Laura Kasischke cherche à décortiquer les relations entre cette mère — Holly — et sa fille — Tatiana. Tout au long du roman, nous sommes dans la tête de Holly, nous suivons la moindre de ses pensées, le moindre de ses gestes. Nous prenons connaissance de son passé, du passé de sa fille, de ses réflexions personnelles sur la maternité. Cet aspect-là m’a beaucoup intéressée, même s’il est évident que l’auteure a mis l’accent sur les sentiments les plus extrêmes. Rage, violence, puis calme après la tempête, puis de nouveau cette colère sourde qui envahit le personnage. Nous sommes pris dans un tourbillon d’émotions contradictoires … Qui m’a lassée. Pour renforcer notre malaise, Laura Kasischke utilise un procédé qui ne remporte bien souvent pas mon suffrage : la répétition. Sans cesse, elle nous rappelle les mêmes détails, les mêmes pensées. Je comprends parfaitement l’utilité de cet outil, et je pense que cela donne un côté très réaliste au roman — après tout, ce qui se passe dans notre esprit n’est qu’éternelle répétition, surtout lorsque nous nous focalisons sur un problème particulier —, mais là, ça m’a dérangée. J’ai apprécié l’histoire, l’intention, et je ne peux pas dire que je n’ai pas « aimé ». Le thème en lui-même m’intéresse, et j’ai très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure, en espérant avoir un avis plus tranché.

Le Passeur est un roman dont j’ai beaucoup entendu parler étant plus jeune, sans jamais y prêter réellement attention. En lisant un article sur les nouvelles adaptations cinématographiques qui allaient sortir cette année, j’ai vu que ce roman était dans la liste. Je ne sais pas si j’irai voir le film, mais j’ai eu envie de me plonger dans le livre. J’ai été surprise de découvrir qu’il s’agissait du premier tome d’une tétralogie. Nous suivons Jonas, un garçon de 12 ans qui habite dans un monde … Un peu particulier. Il vit au sein d’une communauté où les Anciens choisissent votre compagnon, la maison dans laquelle vous allez habiter, le nombre d’enfants que vous allez avoir et votre futur métier. Justement, la Cérémonie des 12 ans, la dernière, est celle qui doit vous apprendre la nature de votre travail, pour que vous pouviez ensuite vous former. Mais Jonas se voit attribuer une tâche bien particulière, qui va changer sa vie … Il m’est difficile de vous donner un résumé plus précis sans trahir l’histoire ou vous en révéler trop. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai été conquise. Je suis peu familière avec les dystopies, mais j’apprends à les apprécier — en sélectionnant celles qui sont susceptibles de me plaire. J’aime aussi les livres « pour enfants », quoique celui-ci soit suffisamment profond pour qu’il me parle. Je suis contente d’avoir attendu aussi longtemps pour le lire : mes sens sont plus aiguisés et ce que j’ai lu m’a vraiment touchée et marquée. J’ai vraiment hâte de mettre la main sur les autres tomes, de retrouver la jolie plume de Loïs Lowry, son talent, sa poésie, la façon dont elle dit les choses de manière détournée pour frapper encore plus fort.

Du côté des films …

Pas mal de nouveautés et quelques revisionnages ce mois-ci. Je tiens à jour la liste de mes films vus sur mon blog, donc si cela vous intéresse, vous pouvez y jeter un œil, sachant que je ne compte pas chroniquer chaque film — cela serait beaucoup trop long et pas nécessairement passionnant.

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L’enfant en moi s’est déchaînée ce mois-ci. Je n’ai pu m’empêcher d’aller voir avec Émilie La Reine des Neiges au cinéma : il faisait 13°C le jour où nous y sommes allées, j’avais besoin de me détendre, et les avis étaient plutôt positifs. Verdict ? Je n’ai pas été déçue. C’était un bon Disney, avec des chansons entraînantes, une intrigue bien ficelée, des personnages attachants — et d’autres franchement détestables —, et des « paysages » somptueux. Nombreuses sont les personnes qui regrettent le temps des véritables dessins et qui déplorent le fait que Disney soit passé au tout « images de synthèse ». Cependant, je trouve que les derniers dessins animés étaient parmi les plus beaux, visuellement parlant, La Reine des Neiges confirmant cette opinion. Le seul défaut ? C’était beaucoup trop court ! Puisque je me sentais d’humeur à retomber en enfance, j’ai aussi visionné pour la première fois Dragons, des studios d’animation Dreamworks. Je voyais pas mal de gifs sur Tumblr, je ne savais pas de quoi ça parlait, mais on m’avait dit que c’était drôle et plutôt bien fichu … Et je ne peux qu’être d’accord. Je suis tombée amoureuse de Toothless (le dragon) et j’ai été touchée par l’histoire de Hiccup. C’est un bon film d’aventure comme je les aime, avec une bonne dose d’humour et de mignonnitude.

Toujours dans la lignée « films cucus de petite fille », je me suis décidée à regarder The Princess Bride … Et ai été un peu déçue. Cependant, depuis, je n’arrête pas d’y penser et j’ai vraiment envie de le revoir. Il faut vraiment le prendre au second degré, et je dois dire que j’ai hâte de lire le roman duquel le film est tiré. Le méchant est absolument ridicule et Buttercup est niaise à souhait. Le dernier film qui figure dans ce carré, c’est Death at a Funeral (Joyeuses Funérailles en français), la version anglaise. Je suis d’ailleurs profondément énervée de savoir qu’il y a une adaptation américaine … Avec Peter Dinklage. Ils prennent le même acteur dans les deux adaptations, je trouve ça totalement stupide. Bref, mis à part ça, je remercie Alicia de m’avoir permis de profiter de cette formidable comédie au casting parfait. Matthew MacFadyen et Kris Marshall ? Pas de souci, je regarde. Puis les scènes toutes plus loufoques les unes que les autres … Honnêtement, si vous aimez l’humour anglais, si vous voulez voir Rupert Graves (Greg Lestrade) avec les cheveux mi-longs et si vous avez envie de jeter un autre regard sur les enterrements, ce film est pour vous.

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Dans un registre un peu différent, j’ai aussi eu l’occasion de regarder le film Hitchcock, que je n’ai pas pu voir à sa sortie. Le casting fait clairement rêver : Helen Mirren, Anthony Hopkins, Scarlett Johansson, James d’Arcy et Jessica Biel. Le film n’est pas extraordinaire, mais c’est intéressant d’avoir un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler la vie privée du maître du suspense. Helen Mirren est impressionnante, parfaite dans le rôle d’Alma Reville, femme du cinéaste. Je ne savais pas qu’elle avait participé au scénario de plusieurs de ses films, et qu’elle était sa patronne avant de l’épouser. J’ai été heureuse d’en apprendre plus à ce sujet, mais j’ai tout de même trouvé que l’on restait trop en surface. J’aurais apprécié une étude un peu plus en profondeur. Autre film acheté et visionné ce mois-ci, Des Hommes sans Loi. J’admire Jessica Chastain pour sa beauté, mais je souhaitais la découvrir en tant qu’actrice, c’est donc chose faite. Le film est sombre, très particulier, pas du tout ce à quoi je m’attendais. Il y a quelque chose de dérangeant dans la façon dont l’histoire se déroule. Je ne saurais vous dire si j’ai aimé ou non, mais je pense qu’un revisionnage s’impose. Les acteurs, cependant, sont excellents : Shia LaBeouf est extraordinaire, ne parlons même pas de Tom Hardy.

J’ai emprunté Cowboys et Envahisseurs à la médiathèque parce que je voulais regarder quelque chose de léger, un bon film d’aventure qui ne prend pas la tête. Et j’ai été vraiment surprise. Je n’ai pas particulièrement aimé — je trouvais que c’était vraiment tiré par les cheveux, et vraiment dérangeant par moments —, et je trouve ça dommage. Je m’attendais à rire et à me détendre, et je n’ai pas été satisfaite à ce niveau-là. Quant au deuxième film que j’ai emprunté, je me suis rendue compte que je l’avais déjà vu, mais en diagonale : il s’agit de Ballroom Dancing, le premier film dans la trilogie de Baz Luhrmann comprenant Romeo + Juliet et Moulin Rouge. Je ne suis vraiment pas fan de ce réalisateur et de ses films, mais j’aime la danse de salon. Si l’univers en lui-même ne m’a pas enthousiasmée, les numéros de danse étaient absolument sublimes, on ne peut pas lui enlever ça. J’aime aussi les deux personnages et la relation qu’ils entretiennent — leur histoire est très épurée, très naturelle au milieu de toute cette ambiance cabaresque.

Du côté du reste …

Comme j’ai déjà beaucoup parlé, je vais brièvement mentionner quelques autres choses qui m’ont plues ce mois-ci et que je tenais à vous faire partager. Je ne vais pas m’étendre sur chaque élément, je pense que ça peut être pas mal. Encore une fois, désolée pour la longueur. Je vous laisse sur ces quelques derniers mots !

DCI Banks : la série a été diffusée sur Arte sur 4 semaines — l’épisode pilote est passé en dernier, faut pas chercher à comprendre. Nous suivons les enquêtes d’Alan Banks, enquêteur à la police du Yorkshire. On ne sait pas grand-chose de son passé, mais on sait qu’il aime le whisky et le jazz. Il est assisté d’Annie Cabott, une jeune recrue qui a tout de même de l’expérience et qui n’hésite pas à lui dire ce qu’elle pense. La série est assez sombre, nous n’avons pas tellement l’occasion de rire, mais les épisodes sont plutôt bien construits. Ce n’est pas parfait, ce n’est pas inoubliable, mais j’ai apprécié retrouver l’inspecteur toutes les semaines.

Focus : Orgueil et Préjugés

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It is a truth universally acknowledged that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife.

Je ne vous apprends pas grand-chose en vous disant que cette phrase célébrissime ouvre Orgueil et Préjugés, certainement l’œuvre la plus connue de la romancière anglaise Jane Austen. Rédigé à la toute fin du XVIIIème siècle, autour de 1796, le texte devait d’abord prendre le nom de First Impressions. Il sera finalement publié en 1813 sous le titre Pride and Prejudice. Je ne saurais vous dire exactement à quel moment et dans quelles circonstances ce roman est apparu dans ma vie. Je me souviens simplement que ma mère avait en sa possession Raison et Sentiments, Orgueil et Préjugés, Northanger Abbey et Persuasion et que, par conséquent, ils ont tous plus ou moins atterri dans ma chambre. Je crois avoir commencé par le premier de la liste, puis avoir enchaîné quelque temps plus tard sur le deuxième. Il y a deux ans, en m’investissant plus avant dans la communauté littéraire, je me suis de nouveau intéressée aux écrits de Jane Austen et j’ai poursuivi ma découverte de l’auteure en lisant Emma, puis Northanger Abbey, puis Persuasion, si bien qu’il ne me reste plus que Mansfield Park et les quelques œuvres « mineures » à dévorer.

Orgueil et Préjugés a été le véritable déclencheur de mon intérêt pour la romancière et ses travaux. Le livre lui-même, mais aussi les deux adaptations cinématographiques qui en sont tirées, m’a aussi donné un nouveau regard sur la littérature classique et sur la littérature britannique dans le même temps. J’estime avoir encore beaucoup de choses à découvrir, mais je crois qu’il était bon de commencer par là. Ses romans portent sur des thèmes atemporels et si la forme peut sembler un peu désuète, le fond nous parle : les conventions sociales, la fierté, les préjugés, la vanité et l’importance des apparences, mais aussi les relations filiales et l’éducation sont des sujets d’actualité. Mon but ici n’est pas de faire une analyse détaillée du style et des préoccupations de Jane Austen, mais plutôt de me concentrer sur ce « roman-déclencheur », pour le roman lui-même, mais aussi pour tout ce qui s’est créé autour.

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Vous allez certainement vous dire que cet article sort un peu de nulle part, mais j’ai une bonne raison de m’intéresser maintenant à cette œuvre. La semaine dernière, prise d’une folie austenienne, j’ai décidé de relire Pride and Prejudice en version originale. J’ai lu une fois le roman en entier en français, puis j’ai dû tenter de le lire à nouveau deux ou trois fois dans l’une ou l’autre langue, sans jamais aller jusqu’au bout. Je me suis empressée de me replonger dans des pages que j’avais bien trop longtemps abandonnées. J’ai aimé retrouver l’ironie de l’auteur, ces personnages hauts en couleurs et au caractère souvent bien trempé, ces scènes de la vie quotidienne de l’époque, toute cette atmosphère que j’apprécie tout particulièrement. Cependant, je dois dire que malgré ma joie, j’ai ressenti une pointe de déception. À force d’avoir vu le film, à force de m’être moi-même fait des films sur l’histoire d’Elizabeth Bennet et de Mr Darcy, j’ai fini par oublier que le roman n’avait pas vraiment ce côté « romantique » que j’affectionne. Je m’explique : il est vrai que l’analyse des sentiments est bien menée, que la déclaration de Darcy contraste avec sa supposée retenue et que l’on ressent l’amour que les deux personnages se portent. Cependant, tout ceci est bien vite tempéré par une question qui émerge au fil de la lecture : l’attitude d’Elizabeth a-t-elle changé parce qu’elle s’est rendue compte de ses erreurs ou bien parce que, comme elle le dit elle-même, les charmes de Pemberley ont agi sur sa personne ? Certains me diront, évidemment, que Miss Bennet a évolué, qu’elle a mûri et que son amour est tout à fait sincère. J’en suis convaincue, mais je me demande à quel point les considérations financières et sociales n’ont pas eu un impact sur son choix. Tout ceci est révélateur d’une époque, mais enlève par la même occasion du charme à leur histoire d’amour. Je ne peux m’empêcher de penser que, finalement, Jane Austen était plus intéressée par ses personnages individuellement, par leur évolution, par le changement de leur caractère et par le poids des conventions que par leur histoire collective. Ceci expliquerait peut-être les fins toujours plus ou moins expéditives de ses œuvres.

Je dois tout de même dire que cette relecture m’a permis, justement, de revenir sur mes sentiments premiers et de regarder l’ensemble avec une plus grande distance critique. Je me suis amusée pendant ma lecture, j’ai râlé quand j’ai redécouvert la naïveté de Jane, j’ai eu envie de frapper Lydia et de remettre Mr Collins à sa place, j’ai été peinée de voir que Mr Bennet agissait de la façon dont il agissait, j’ai plusieurs fois eu envie de mettre Mrs Bennet sur « mute ». J’ai pris beaucoup de plaisir, malgré mon avis moins enthousiaste que précédemment. Ayant lu Persuasion en août, je me suis rendue du décalage entre les deux romans. Dans ce dernier, l’analyse des caractères m’a paru plus subtile avec le recul, et, si je ne m’abuse, Anne me semble plus être une fenêtre ouverte sur la vie de l’auteure qu’Elizabeth Bennet.

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Je dois désormais avouer que si je vouais un culte à Mr Darcy à un moment donné, c’est grâce aux adaptations cinématographiques (1995 et 2005) et non au roman. Un soir, je suis partie en quête de quelque chose de sympathique à regarder à la télévision. Je tombe sur l’adaptation de 2005 et je continue à regarder d’une part parce que j’avais lu le roman peu de temps avant et d’autre part parce que Keira Knightley est une actrice que j’apprécie. Tout de suite, je suis charmée par les décors, par la musique, par l’atmosphère qui se dégage de toute cette mise en scène et par le jeu des acteurs. J’ai eu quelques réserves tout de même : les événements ne se déroulaient pas tout à fait comme dans le livre et Matthew MacFadyen me paraissait un peu plat. Peu de temps après, j’ai décidé de me procurer l’adaptation de 1995 avec Jennifer Ehle et Colin Firth afin de comparer — et aussi parce que Colin Firth. Je dois dire que j’ai aimé : j’ai regardé les 6 épisodes sur deux jours et je n’arrivais plus à m’arrêter. Tout me semblait particulièrement fidèle au roman, tant dans le style que dans le respect des éléments de l’histoire … Tellement fidèle qu’il me manquait justement cette petite étincelle « romantique » dont je parlais précédemment. Étincelle que j’ai trouvé dans l’adaptation de 2005, donc je vais parler un peu plus en détail.

Keira Knightley incarne une Elizabeth Bennet quasiment parfaite, bien plus agréable à mon sens que Jennifer Ehle, dont les tics ont finalement eu tendance à m’énerver. Entre Colin Firth et Matthew MacFadyen, je ne saurais dire lequel me satisfait le plus — j’ai eu l’occasion entre temps de voir le second jouer dans Ripper Street et mon opinion sur son jeu d’acteur a par là-même changé. Donald Sutherland est fantastique en Mr Bennet : son attitude à la fin du film, la larme au coin de l’œil, m’émeut toujours beaucoup. Je tiens aussi à parler de Rosamund Pike, qui incarne une Jane absolument magnifique et qui m’a parue bien moins effacée et naïve que dans le roman — notamment lorsqu’elle dit à Lizzie qu’un jour, un homme risque de lui plaire et qu’elle sera bien obligée de tenir sa langue. Kelly Reilly, qui incarne Miss Bingley, est détestable et donc géniale ; et Rupert Friend, ai-je réellement besoin d’en parler ? (Même si le précédent Wickham était à mon sens excellent). Au-delà des acteurs, les paysages sont somptueux, les costumes simples et superbes et la musique … Oui, le directeur a pris des libertés par rapport au roman, oui certaines répliques sont attribuées à certains personnages alors qu’elles devraient être attribuées à d’autres, mais je dois dire que ça me passe à 10 000 au-dessus. À chaque fois que je regarde ce film, je me sens bien, j’ai envie d’aller me balader dans la campagne anglaise, je suis émue par une histoire d’amour à laquelle on a ajouté ce côté « hollywoodien » loin d’être déplaisant.

Une adaptation est une adaptation. Tout est contenu dans le mot. On ne demande pas à ce genre de films d’être totalement fidèles. Le réalisateur prend tel ou tel parti, suit telle ou telle direction. Simon Langton a choisi de coller au roman — je pense aussi que le fait que ce soit une série de la BBC impose un certain cahier des charges — et Joe Wright a pris plus de libertés, pour mon plus grand bonheur, mais pas pour celui des puristes. L’avantage d’avoir deux films, c’est que chacun peut choisir celui qui lui parle le plus. Et celui qui me parle le plus est, vous l’aurez compris, celui de 2005.

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Vous parlant d’Orgueil et Préjugés, je ne pouvais décemment oublier de mentionner Le journal de Bridget Jones, Helen Fielding s’étant ouvertement inspirée du roman d’Austen. Nous avons un personnage qui s’appelle Darcy, nous avons une héroïne qui a une vision très personnelle des hommes et qui est éperdument amoureuse de Daniel Cleave, un salaud notoire. Film et livre sont très différents, mais à mon sens très complémentaires, comme je le disais dans une de mes vidéos. Je ne sais pas à quel point on retrouve Elizabeth Bennet dans le caractère de Bridget, mais on retrouve définitivement du Darcy et du Wickham dans les deux protagonistes masculins. N’ayant lu aucun roman de littérature para-austenienne, c’est le seul dont je peux vous parler, très brièvement, à l’heure actuelle.

Mine de rien, les thèmes d’Orgueil et Préjugés sont repris plutôt fidèlement dans Le journal de Bridget Jones. Socialement, si une femme n’est pas mariée avant ses 30 ans, elle peut être qualifiée sans souci de « vieille fille ». La pression des parents, plus particulièrement de la mère, est mise en avant. Bridget n’a ni sœur ni frère, mais un groupe d’amis parfois très embarrassants. Le roman n’a aucune réelle prétention philosophique, mais cherche à montrer ce à quoi peut ressembler la vie d’une jeune femme, qui n’est ni une sylphide, ni très spirituelle, mais qui veut tout de même se faire une place dans ce monde, de quelque manière que ce soit, tout en prenant son indépendance, un peu comme Lizzie.

Et pour finir cet article déjà très long, je souhaitais vous parler de The Lizzie Bennet Diaries, une web-série de 100 épisodes que l’on pourrait définir comme une adaptation moderne d’Orgueil et Préjugés. Je connaissais bien avant de regarder, mais après avoir vu le premier épisode, j’étais convaincue que ça ne me plairait pas. J’ai donc laissé ça de côté pour des jours où j’aurais un peu mûri et où mon esprit serait un peu plus ouvert. Je suis heureuse de vous dire que ce temps est arrivé. Une semaine avant les vacances de la Toussaint, j’ai dévoré les 100 épisodes avec avidité, veillant souvent un peu trop. On aime ou on n’aime pas, mais il faut admettre, en toute objectivité, que c’est une adaptation plutôt intelligente, bien fichue et, d’une certaine manière, très fidèle. La série a été créée par Hank Green et Bernie Su et met en scène des acteurs peu connus, le tout étant présenté sous forme d’un journal intime vidéo. Les créateurs ont choisi de se focaliser sur les relations famille / amitié entre les personnages, ce qui donne une toute autre dimension à l’œuvre littéraire : nous voyons comment interagissent Lizzie, Jane et Lydia, cette dernière étant présentée sous un jour beaucoup plus favorable, en un sens — mais je ne veux pas trop en révéler ; nous avons droit à de magnifiques imitations de Mrs Bennet, aux traits d’esprit de Charlotte Lu et à la lourdeur de Mr Collins. J’ai trouvé ça drôle, émouvant, bien construit ; j’ai aimé les acteurs, j’ai aimé la manière dont la modernité avait été traitée et, ayant récemment commencé à poster des vidéos sur Youtube, je me suis retrouvée dans certaines questions et certains raisonnements sur les médias. Je vous invite à aller sur le site ou sur la chaîne Youtube pour en savoir plus et surtout à ne pas vous limiter à la première impression … Ce serait le comble pour des amoureux d’Orgueil et Préjugés !

Pour résumer en quelques mots :
Orgueil et Préjugés n’est pas mon roman préféré de Jane Austen, mais il tient forcément une place particulière dans mon parcours de lecture.
• J’avoue sans honte préférer l’adaptation de 2005 à celle de 1995 qui, à mon sens, a beaucoup vieilli.
• Que Bridget Jones soit ou non fidèle au roman m’importe peu : je rigole toujours lorsque je lis le livre ou regarde le film.
The Lizzie Bennet Diaries est une web-série que l’on aime ou que l’on déteste, mais à laquelle vous devriez vraiment donner une chance.

(Par la suite, je pense faire plus d’articles de ce type, en me focalisant soit sur une œuvre, soit sur un genre, soit sur une série de films, bref c’est assez ouvert. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire en commentaires. Je ne veux pas non plus vous assommer avec des articles trop longs.)

[Film] Batman Trilogy de Christopher Nolan

Christopher Nolan s’est illustré ces dernières années en proposant au grand public des films accessibles, mais de qualité : InceptionMan of Steel, mais aussi et surtout la trilogie Batman. Sortis respectivement en 2005, 2008 et 2012, ces trois adaptations de l’histoire de ce super-héros bien connu ont été acclamées par la critique, encensées par les spectateurs et ont fait revivre le mythe « Batman », un peu écorné après quelques films médiocres. Dans la lignée de Tim Burton, le réalisateur nous propose une nouvelle vision des choses, plus en accord avec l’actualité.

Je suis une amoureuse des films de super-héros, quels qu’ils soient, qu’ils soient de bonne ou de mauvaise qualité. Ce sont bien souvent des films divertissants, qui permettent de s’évader pendant 2 heures et surtout de s’imaginer en train, à notre tour, de sauver le monde. Globalement, nous pourrions dire que ce sont des films qui ne font pas réfléchir. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Lorsque je regarde Iron Man, je m’amuse, je ris de ses frasques et de ses blagues, et je me pose quelques questions, sur la nature profonde du personnage, mais aussi sur la manière dont les Américains se servent des super-héros pour asseoir leur « poids » sur la scène mondiale. La plupart des héros de comics ont été créés après la Seconde Guerre mondiale et pendant la Guerre froide : le seul individu qui puisse apporter la paix dans le monde, se débarrasser des terroristes et donner de l’espoir aux gens, est nécessairement Américain. Batman, pourtant, a pour moi une aura toute différente.

 

Rappelons quelques faits élémentaires, tirés des films et non du comics — on me souffle dans l’oreillette que la naissance de Batman est différente dans la BD. Bruce Wayne est le fils de Thomas Wayne, médecin à l’hôpital de Gotham, mais aussi à la tête de Wayne Enterprises. La ville de Gotham est noyautée de tous les côtés : la mafia prend le pouvoir, la drogue circule quasiment librement, la corruption est dans l’ordre des choses. La famille Wayne, grâce à sa fortune, tente peu à peu de purifier la ville. Mais un soir, les parents de Bruce sont tués et le garçon se retrouve dans ce grand manoir en dehors de Gotham, avec pour seul compagnon Alfred, son fidèle majordome. Il va grandir, il va vouloir se venger. La quête commence ici. Batman Begins, le premier film de la trilogie, retrace la naissance du héros, comment nous passons de Bruce Wayne à Batman. C’est un peu comme un roman d’apprentissage, finalement. Le personnage part, voyage à travers le monde pour se trouver et parvenir à affronter ses peurs. Son objectif principal ? La justice. Ce n’est pas pour rien que ces héros sont appelés des « justiciers » …

 

Dans The Dark Knight, cette fois-ci, Batman (Christian Bale) affronte une menace bien plus effrayante que dans le premier film. Le Joker, magistralement interprété par Heath Ledger, est un joueur ; il fait le mal non pas dans un but précis, mais pour le plaisir : « Some men just wanna watch the world burn », nous dit Alfred. Bruce Wayne trouve dans ce personnage une espèce d’alter-ego : nous ne savons rien du Joker, de son passé, nous ne connaissons pas son vrai nom. Comme Batman, il est un symbole. Il cherche, au travers d’expériences sociales plus ou moins destructives, à montrer à quel point la race humaine est faible et profondément mauvaise. Le thème sera d’ailleurs repris dans The Dark Knight Rises, puisque Bane, en menant une autre petite expérience, va zapper toute l’énergie et toute la volonté de la ville. Il se pose en une sorte de dictateur pseudo-communiste, le libérateur des peuples. Je trouve que son objectif n’était exposé que de manière floue dans ce film, ce qui m’a semblé dommage. J’ai eu la sensation que Christopher Nolan faisait une espèce de mélange de différentes doctrines politiques qui n’avaient pas grand-chose à voir. Cherche-t-il à montrer les faiblesses du système, ce que le Joker avait déjà fait au préalable ? Cherche-t-il à détruire la ville, comme Ra’s Al Ghul, pour repartir sur de nouvelles bases ? Au bout d’un moment, nous ne savons plus. Les thèmes abordés ici sont finalement les mêmes que dans les films précédents.

Je peux cependant me limiter uniquement au propos des films ; ma critique ne serait pas complète si je ne me penchais pas sur des aspects plus esthétiques et plus techniques. Je vais tout d’abord tenter de caractériser ces trois films.

 

Batman Begins est pour moi le plus « instructif » : il pose les bases et permet de se repérer par la suite. Je l’ai, cette fois-ci, regardé après le 3ème et je dois dire que ça m’a apporté une toute autre vision des choses, sachant que The Dark Knight Rises est une sorte de « répétition » de ce qui se passe dans le 1er film. Ce dernier est aussi, certainement, un des plus amusants. La relation entre Bruce Wayne et Mr Fox (Morgan Freeman), mais aussi entre Bruce et Alfred, donne lieu à des scènes d’anthologie. C’est dans ce film que nous faisons connaissance avec l’inspecteur Gordon (Gary Oldman), un des seuls membres de la police qui n’est pas corrompu, avec le Dr. Crane (Cillian Murphy), complètement fou, mais que l’on retrouve dans les autres films, et avec Ducart (Liam Neeson), dont le rôle est particulièrement important et décisif. Il s’agit donc d’une véritable mise en place.

 

The Dark Knight est le plus sombre des trois, mais aussi celui dont l’intrigue est la plus fouillée et la plus complexe. Il faut suivre. Les dialogues sont soignés et le jeu des acteurs magistral. Je dois dire que ce film m’a rappelé V pour Vendetta par certains côtés (l’idée du symbole, etc). Le Joker, évidemment, est la pièce maîtresse du puzzle, mais il ne faut pas oublier ce cher Harvey Dent, le chevalier blanc de Gotham.

 

The Dark Knight Rises est le plus révélateur sur le personnage de Batman. Il est mis à l’épreuve comme jamais il n’a été mis à l’épreuve : il est fatigué physiquement et émotionnellement. L’histoire se déroule 8 ans après le deuxième film, nous pouvons donc nous douter que Bruce Wayne n’est pas au meilleur de sa forme. Finalement, ce film est surtout centré sur, justement, la renaissance de Batman. Dans sa tâche, il sera aidé par Selina Kyle, jouée par Anne Hathaway — extraordinaire —, une « cat-burglar » qui se fiche de la loi et qui va pousser notre cher Bruce dans ses retranchements. Elle ajoute une note de fraîcheur pas désagréable dans toute cette noirceur. Le personnage de Marion Cotillard m’a semblé totalement inutile, surtout quand Bane est incarné par Tom Hardy, un acteur fantastique qui n’avait que ses yeux pour le rôle — du fait du masque, ils expliquaient dans les bonus qu’il était assez compliqué de faire passer ses émotions.

 

Esthétiquement, les deux derniers films sont de bien meilleure qualité. Christopher Nolan a utilisé des caméras IMAX, une technologie qui permet d’avoir des images nettes, très détaillées, comme si voyions les choses de nos propres yeux. Il explique ce procédé dans les bonus de The Dark Knight, que je vous invite à regarder si vous aimez en savoir plus sur les coulisses techniques des films. De même, les gadgets sont plus développés de film en film, le Batman évolue et adapte son équipement aux différentes situations ce qui, quand on est une fan comme moi de ce genre de choses, est très satisfaisant et excitant (la Batmobile, le Batpod, etc).

 

Batman n’est certainement pas un super-héros comme les autres ; son seul pouvoir, c’est son argent. Et il choisit de l’utiliser pour sortir sa ville de son marasme économique et social. Le réalisateur a pris le parti de produire des films sombres, mettant en avant d’une part le conflit intérieur de Bruce Wayne et d’autre part la déliquescence de Gotham — apparemment un ancien nom de la ville de New York. Ce sont des films qui font réfléchir : sur la justice, sur la vengeance, sur la peur, mais aussi sur la nature humaine — je me suis souvent demandé comment j’aurais réagi dans telle ou telle situation. Christopher Nolan expliquait qu’il avait souhaité produire des films « réalistes » et crédibles. Je pense que le pari est réussi. Chaque film apporte quelque chose, même si le propos du dernier reste à mes yeux encore un peu flou. Ce ne sera pas au goût de tout le monde, bien sûr, mais je crois que c’est une trilogie qui vaut le détour. Elle n’est pas pleine de bons sentiments, et je ne sais pas si l’on peut véritablement parler d’un « happy end » … Mais les personnages évoluent, les films s’adaptent aux faits d’actualité. Si vous n’êtes pas sensibles au côté « réflexif » de la chose, pas de problème : vous trouverez quand même votre bonheur en terme d’action !

Bilan filmique | Avril 2013

Le dernier film que j’avais vu au cinéma, c’était Skyfall. Autant vous dire que ça date un peu (décembre, non ?). Je ne vais pas aussi souvent au cinéma que je le souhaiterais, et ce pour plusieurs raisons. Ça coûte plutôt cher, ils ne passent pas toujours les films en VO et je refuse de payer pour la VF, ou alors ils nous obligent à subir la 3D. Et pourtant, il y a tout un tas de films que j’aurais aimé voir, dont Lincoln et Les Misérables par exemple. Par chance, grâce à la carte Culture, les séances de 18h et de 22h sont à 4 euros, ainsi que toutes les avant-premières. Puisque j’avais un peu plus de temps et un peu plus l’envie de sortir, soleil aidant, j’ai dépassé mon quotat habituel de sorties au cinéma, et j’avoue que ça fait du bien ! J’ai aussi profité d’avril pour regarder pas mal de films chez moi, certains que j’avais en DVD et que j’avais envie de revoir, dont notamment la trilogie Pirates des Caraïbes, vus sur 3 jours, et qui m’a permis de satisfaire ma soif d’aventure.

quartet-posterDurée : 1h38.
Date de sortie : 3 avril 2013.

Vu en VOST.
Bande-annonce.

À Beecham House, paisible pension au cœur de la campagne anglaise qui accueille des musiciens et chanteurs d’opéra à la retraite, le bruit court qu’une nouvelle pensionnaire arriverait sous peu. Et ce serait une diva ! Pour Reginald, Wilfred et Cissy, le choc est grand lorsqu’ils voient débarquer l’impétueuse Jean Horton, avec laquelle ils triomphaient sur les scènes internationales des années auparavant. L’ambition de Jean et son ego démesuré avaient alors ruiné leur amitié et mis un terme au mariage qui la liait à Reginald. Malgré les vieilles blessures, Reginald, Wilfred et Cissy mettront tout en œuvre pour convaincre Jean de reformer leur célèbre quatuor à l’occasion du gala annuel de Beecham House.

Ce film a été une véritable bouffée d’air frais. Étonnant, non, quand on sait que l’histoire se déroule dans une maison de retraite ? Et pourtant … Les personnages sont plein de vie, terriblement attachants et drôles. J’ai eu un sourire idiot plaqué sur les lèvres pendant toute la séance, parfois une petite larme à l’œil, mais rien de bien méchant. J’ai trouvé le ton très juste et les acteurs absolument parfaits dans leurs rôles. Le cadre est on ne peut plus british : une somptueuse demeure, des arbres, des fleurs, un petit coin de paradis. Dès le début du film, vous avez l’impression d’entrer dans la vie de ces personnes, un peu comme un cheveu sur la soupe. Il n’y a pas vraiment de commencement, pas vraiment de fin, c’est juste une tranche de vie dans laquelle nous fait voyager Dustin Hoffman. Un premier film très réussi, qui m’a véritablement enchantée, et qui m’a fait oublier pour un temps tous mes soucis.

I_Give_It_A_Year_Movie_PosterDurée : 1h37.
Date de sortie : 10 avril 2013.

Vu en VOST.
Bande-annonce.

Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent…

Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?

Je dois dire que j’attendais ce film avec beaucoup d’impatience. D’une part, parce que c’était une comédie romantique anglaise qui m’avait l’air bien barrée au vu de la bande-annonce, et d’autre part parce que Simon Baker (et là, les explications sont inutiles). J’ai trouvé l’histoire en elle-même assez originale, puisque le film commence sur un mariage et non sur une rencontre. On part d’un postulat simple : la première année est toujours la plus difficile ; passée cette fameuse année, vous pouvez couler des jours heureux. Le tout prend la forme d’une sorte de flashback, au fur et à mesure des discussions du couple, Josh et Nat, avec une psychologue pour le moins … Originale (et complètement folle, mais géniale). J’ai beaucoup ri, même si certains gags sont parfois un peu grossiers. Je pense que le personnage qui m’a le plus marquée, c’est Danny, un ami de Josh lourdingue au possible, qui fait des blagues pas très fines et est loin d’être subtil avec les femmes. J’ai passé un bon moment, malgré une petite déception. C’était amusant, mais pas inoubliable. On retrouve les producteurs de Love Actually et du Journal de Bridget Jones, mais il manquait un petit quelque chose pour que le film soit à la hauteur des deux autres.

CAGED_005D_G_FRA-FR_120x160.inddDurée : 2h11.
Date de sortie : 24 avril 2013.

Vu en VOST 3D.
Bande-annonce.

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Pour tout vous dire, j’attends le 3ème depuis la fin du 2ème, donc ça fait un certain temps. Le 1er Iron Man a été une grosse claque pour moi : c’est drôle, y a de l’action, on n’a pas le temps de s’ennuyer et j’aime beaucoup les acteurs (et le costume). J’avais beaucoup aimé le 2ème, même si nombreux sont ceux qui l’ont trouvé moins bon. Et là, je suis allée voir le 3ème un jour après sa sortie, en 3D — parce que je n’avais pas le choix : entre la VF et la 3D, le choix est vite fait. J’attendais énormément de ce film et j’ai été ravie de retrouver Robert Downey Jr, Jon Favreau, Don Cheadle et Gwyneth Paltrow. Comme dans les deux précédents, pas le temps de s’ennuyer, ça bouge tout le temps, sans que ça donne non plus le mal de mer, et il y avait encore plus d’humour. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus plu dans ce 3ème film. On va de surprise en surprise, mais sans catastrophisme, ce qui est plutôt agréable et rare dans une production américaine. 4 choses à retenir de ce film : la chanson de début (même si c’était pas AC/DC, c’était quand même … Génial !), les abdos de Gwyneth Paltrow (elle n’est pas humaine, elle ne peut pas avoir été enceinte), les armures d’Iron Man et Ben Kingsley. Je ne veux pas spoiler ceux qui ne l’ont pas vu, donc je ne vais pas m’étendre. Je n’ai pourtant pas été aussi emballée que pour le premier. L’émerveillement est peut-être un peu passé, ou alors je me suis laissée distraire par la 3D (ça fait vraiment bizarre et pour suivre, c’est pas l’idéal). Évidemment, je l’achèterai à sa sortie en DVD, je ne peux pas faire autrement. Un très bon divertissement, avec beaucoup d’humour, pas trop long (ce qui est appréciable), et surtout, c’est un film de super-héros !

Durée : 1h37.
Date de sortie : 28 novembre 2012.

Vu en VOST.
Bande-annonce.

L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.

Je ne l’ai pas vu au cinéma en avril, ni même en novembre. J’avais envie d’un peu de légèreté ce mois-ci, alors j’ai choisi un dessin animé, dont j’avais vu pas mal d’images sur Tumblr. À sa sortie, je souhaitais aller le voir, mais je n’en ai pas eu l’occasion. C’était le moment parfait pour découvrir ce film, que j’ai beaucoup apprécié. L’histoire, évidemment, m’a plue : souvenirs de l’enfance, tendresse des personnages … Je me suis vite attachée à ce petit groupe, peu soudé au départ, mais qui apprend à se découvrir, pour faire face à un méchant (qui a la voix de Jude Law. Non je ne bave pas) qu’on a envie de baffer et en même temps de consoler. Il est agréable de voir Jack Frost évoluer tout au long du dessin animé. J’ai adoré les lutins du Père Noël, qui ne sont pas sans rappeler les petits personnages jaunes de Despicable Me. Il y a de l’humour, de l’action, beaucoup de poésie et c’est peut-être cet aspect qui m’a séduite. Les moments avec le Marchand de Sable sont magiques et absolument sublimes. Ça a réveillé pas mal de choses en moi, dont une certaine mélancolie de cette insouciance de l’enfance, mais c’est justement ce qui fait la beauté de ce film signé Dreamworks. Je l’ai vu deux fois ce mois-ci et je n’ai ressenti aucune lassitude, bien au contraire. Je le conseille à tous ceux qui aiment s’attendrir et qui voudraient retomber en enfance, pour 1h30.