2016.

Oui, je choisis de commencer cet article comme ça.

Je m’étais dit que je publierais mon bilan de l’année 2016 au cours du mois de janvier. Nous sommes déjà début février et à ce titre, il devient extrêmement urgent que je me « sorte les doigts du cul », comme le dit si bien Caroline dans Nos Jours Heureux (meilleur film de tous les temps). Je suis un peu rouillée et je ne sais plus comment tourner une phrase, mais j’ai vu, entendu, et dans une moindre mesure lu, trop de choses fantastiques pour ne pas vous en parler !

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Pseudo-bilan | Février-début Mars 2016

En plus d’avoir lu des livres plutôt cools ces dernières semaines, j’ai aussi vu des films qui déchirent et écouté de la musique qui claque. Il a beau avoir fait un temps pourri en février, j’ai beau avoir passé un mois absolument ignoble d’un point de vue personnel et avoir pris un maximum de retard dans la rédaction de mon mémoire, me dire que j’ai été gâtée au niveau culturel suffit à me redonner un peu de foi et de motivation. Ça, et les playlists superhéros/Marvel/POTC/epic fantasy que je me passe en boucle depuis 2 jours. Donc c’est parti pour un article pseudo-bilan-sans-en-être-vraiment-un.

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2015.

Quand je repense à 2015, l’expression « année blanche » me vient immédiatement : une année plate, quasiment inexistante, presque comme s’il ne s’était rien passé ou que je l’avais traversée sans m’en rendre compte. Pourtant, quand je reviens sur tous les événements qui ont ponctué ces 12 derniers mois, tant d’un point de vue global que personnel, je me rends compte que 2015 n’était peut-être pas si « pauvre » que ça… Et que cette impression est surtout due au fait que j’ai été en apnée tout du loin, sans avoir eu la présence d’esprit de sortir la tête de l’eau pour reprendre mon souffle — et lorsque je tentais de le faire, toute la misère du monde me sautait au visage : les attentats, les guerres, les ravages causés par le réchauffement climatique, le ridicule de nos politiques. En résumé, j’ai fait l’autruche toute l’année, me concentant de suivre mon petit bout de chemin en mode automatique, en me posant tout un tas de questions, mais sans prendre le temps de véritablement y répondre… Et en ne savourant pas forcément toutes les belles expériences que j’ai pu vivre. Alors, comme pour exorciser tout ça et pour comprendre pourquoi je ressens ce « vide », j’ai eu besoin de me faire une petite liste mentale de toutes les choses négatives qui ont eu lieu cette année. Partant de là, je me suis rendue compte qu’au milieu de toute cette noirceur, il y avait tout de même eu quelques beaux moments.

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[Musique] Honeymoon de Lana del Rey

Ce ne serait pas exagérer que de dire que Lana del Rey m’accompagne depuis maintenant deux ans. D’abord avec Born to Die, qui a été une petite révolution dans mon paysage musical. L’atmosphère qui s’en dégageait me rappelait les années 1940 à 1960 aux États-Unis, ce côté américain un peu décadent, loin des talk shows et de Disneyland. Cet aspect est encore plus prononcé dans Ultraviolence, qui m’évoquait les films de David Lynch et me plonge à chaque fois dans une autre dimension. C’est un album sombre, mais extrêmement riche, qui se bonifie avec le temps. Vous comprendrez donc que j’attendais avec grande impatience la sortie d’Honeymoon, surtout après le teasing qu’il y a eu sur sa chaîne Vevo… Autant cracher le morceau tout de suite : je n’ai pas été déçue. Et c’est là que réside toute la beauté de la chose : Lana del Rey parvient encore à me surprendre.

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5 Songs A Week | Old School Edition

Music-Time

Il y a fort fort longtemps, dans une réalité alternative, j’avais lancé l’idée d’écrire un article par semaine dans lequel je vous parlerais des chansons que j’écoute en boucle à ce moment-là. Évidemment, ça a duré une semaine, et vous n’en avez plus jamais vu la couleur. Ce qui est fort dommage (enfin peut-être pas pour vous, mais j’aime bien parler musique sur mon blog alors bon). Du coup, je relance la chose, en espérant m’y tenir plus ou moins—oui parce qu’il faut quand même que je bosse de temps à autre hein. Pour l’occasion, je sors les guirlandes et les côtillons en vous faisant une version « old school » : tous les artistes dont vous allez entendre les magnifiques chansons sont probablement déjà tous morts (ou presque) à l’heure où nous parlons. Mais comme la musique n’a pas d’âge, je vous laisse entre les bonnes mains de ces petits génies qui me font vibrer, pleurer et même parfois bouger mon derrière.

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Bilan | Février 2015

Je sais pas où est passé février, ce petit coquinou, mais je sais que je suis passée complètement à côté. J’étais ailleurs, j’ai pas du tout profité de mon temps libre, il faisait moche et j’ai mangé des crêpes. Cette sensation de voir défiler les jours sans pouvoir les différencier les uns des autres est assez désagréable : je suis assise sur un banc et je regarde la vie des autres défiler sans vivre la mienne. Ce mois-ci, justement, j’ai enchaîné films et épisodes de séries quasiment non-stop, mettant de côté mon mémoire et mes cours, préférant me concentrer sur le virtuel et le fictif plutôt que sur le réel. J’ai beau frôler l’overdose, impossible de m’arrêter. Comme dirait Ron, il faudrait que je revois sérieusement l’ordre de mes priorités. Mon objectif pour mars ? Me remettre dans le bain, faire en sorte qu’étudier ne soit pas un tel fardeau, ré-apprendre à écouter et à “supporter” les autres (plus on s’enferme, plus il est difficile de sortir, non ?) et surtout… Respirer. Mais pour l’heure, voici le bilan de février !

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Bilan | Janvier 2015

Nous sommes déjà le 31 janvier, tout est normal. D’ordinaire, le premier mois de l’année a aussi la réputation d’être le plus pourri : il fait froid, les employés de mairie enlèvent les décorations de Noël, on s’enfile des galettes jusqu’à n’en plus pouvoir (record cette année : 5 « galettes »…), puis certains ont leurs partiels, d’autres reprennent les cours. Bref, pas très jouissif. Je dirais pas que j’ai passé 31 jours formidables, mais c’était moins affreux que les années précédentes (ce qui m’incite à penser que février sera bien dégueulasse). J’ai peu « lu », mais j’ai regardé pas mal de séries, j’ai écouté pas mal de musique et je me suis enfin intéressée aux articles qu’on peut lire sur internet, qu’il s’agisse d’articles de presse, de blogs, ou de sites dédiés à la culture en général. Janvier a aussi apporté son lot de doutes, d’où le besoin de me réfugier dans mes séries chéries. Des hauts, des bas… Comme diraient les anglophones : « cey la vie ».

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[Musique] En ce moment, j’écoute en boucle…

Music-TimeÉcouter en boucle les 5 mêmes chansons tous les jours et pendant un mois ne me dérange absolument pas. Quand il s’agit de musique et de films, je suis légèrement monomaniaque — j’aurais fait une très bonne groupie dans une autre vie —, c’est pourquoi je vous présente aujourd’hui les 4 albums qui m’ont accompagnée en novembre et en décembre et donc je ne parviens apparemment pas à me lasser. J’avais publié un article sur mes 5 albums pour l’hiver et si je les ai beaucoup écoutés en novembre et un peu en décembre, j’ai entre temps fait de jolies (re)découvertes qui ne m’ont pas lâchée. Comme vous le verrez, c’est assez éclectique et pas forcément très festif… Non, l’album de Patrick Sébastien ne figurera pas dans ma liste, désolée… Je sais que vous êtes déçus, mais j’espère tout de même que ma petite sélection vous plaira. Et sinon…Tous les mauvais goûts sont dans la nature, ce n’est pas grave.

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[Musique] 5 albums pour l’hiver

Les puristes me diront que l’hiver ne commence que le 21 décembre. Ce à quoi je répondrais que cette saison commence à Strasbourg avec l’ouverture du marché de Noël, aka la période de l’année où il fait bon rester chez soi pour éviter un génocide de touristes. Pour m’accompagner pendant ces courtes journées de froid et d’obscurité, j’ai choisi 5 albums dont je ne me lasse pas et qui tantôt me donnent le sourire, tantôt ajoutent à la mélancolie de la saison. Dans cette liste, pas de nouveautés, uniquement de re-découvertes ou des albums qui font partie de mes essentiels. Vous pouvez me laisser un petit top de vos incontournables musicaux du moment en commentaire, ou bien en faire tout un article… Mais je veux savoir !

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Bilan | Octobre 2014

Bilan

Après un mois de septembre un peu mouvementé, je pensais passer un mois d’octobre au calme… C’est raté. Le temps file à une vitesse incroyable, nous sommes déjà en novembre et les premiers examens de mi-semestre ont eu lieu ! Quand je regarde en arrière, je me rends compte que pas mal de changements ont eu lieu, tant dans ma vie personnelle que dans ma vie “numérique”. Bref, octobre n’aura pas été de tout repos, mais j’attends novembre avec impatience.

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[Musique] Siffler en travaillant

tumblr_ndtj0gw54W1tpf61qo1_500Je ne suis pas ce qu’on peut appeler une acharnée du travail. Un ami me disait l’autre jour : « Bon, j’ai bossé une demi-heure, je m’accorde une pause de 12 heures » et globalement, je fonctionne à peu près de la même manière. Il me faut trois plombes pour m’y mettre et mon esprit se fixe très difficilement sur la tâche en question. Parfois, j’ai quelques fulgurances et je parviens à rester concentrée une heure. Mais la plupart du temps, je m’y mets 5 minutes, puis je regarde un épisode de série, puis un deuxième parce qu’il y avait un cliffhanger à la fin du premier — si même les scénaristes se liguent contre moi… —, puis c’est l’heure du goûter, puis oh une série que j’ai envie de commencer, un film que je veux regarder, etc. Et hop, il est 19-20 heures, c’est l’heure de manger, et après, impossible de travailler. Je n’ai pas encore trouvé la solution idéale, mais j’ai tout de même quelques petits trucs.

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[Musique] Le Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns

saint-saensCamille Saint-Saëns est certainement l’un des compositeurs français les plus connus. Né en 1835 à Paris et mort en 1921 à Alger, il est à la fois pianiste et écrivain, à l’origine d’une œuvre beaucoup plus vaste que nous le pensons. Il commence le piano à l’âge de 3 ans et écrit son premier morceau avant ses cinq ans, ce qui fait de lui une espèce de Mozart français. En 1853, sa 1ère Symphonie, influencée par Schumann, étonna Berlioz et Gounod, deux grands noms de la musique classique de l’époque. Parmi ses amis, le compositeur hongrois Franz Liszt, un collègue français George Bizet, l’illustrateur Gustave Doré ou encore l’italien Gioachino Rossini… Parmi ses élèves, le jeune Gabriel Fauré. Car oui, Saint-Saëns était aussi organiste. Musicien complet, il fut le premier à écrire concertos de piano et poèmes symphoniques. Symphonies, concertos, poèmes symphoniques, opéra, tarantelles… Saint-Saëns était à la fois conservateur et novateur, défenseur d’une « musique pure » très technique. Il s’inspire des anciens, comme Rameau et Mozart, mais donne aussi une nouvelle impulsion à la musique classique française. Il voyagea beaucoup, écrit beaucoup, était curieux et avide d’apprendre. Bien qu’il se maria à l’âge de 40 ans, cette union ne dura que 3 ans avant qu’il ne se sépare de sa femme, sans toutefois divorcer. Ce qu’il n’avait pas acquis sur le plan privé, il l’acquit dans la sphère public : artiste à la renommée internationale, bien que conscient de ne pas égaler le maître Mozart, il fut apprécié et comblé d’honneur… Ce qui lui suffisait apparemment amplement.

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[Musique] London Grammar

On crache souvent sur les radios, moi la première. Pourtant, parfois, au milieu de toutes les horreurs commerciales qui polluent les ondes se trouvent quelques perles qui méritent le détour et nous proposent autre chose que trois « boums boums » ou de l’électro fainéante. Je pense notamment à Lana del Rey, mais aussi et surtout à London Grammar. Leur reprise de Nightcall les a fait connaître, puis c’est avec Wasting My Young Years qu’ils se sont véritablement imposés. Avec seulement un album à leur actif, ils ont conquis un public à mon avis lassé d’entendre toujours la même chose, et avide de nouveauté. Je fais partie de ce public.Lire la suite »

[LMA + Bilan] Le mois anglais, c’est fini !

C’est avec des trémolos dans la voix que je vous annonce la fin du mois anglais. Organisé avec brio par Lou, Cryssilda et Titine, cet événement a égayé mon mois de juin et aura occupé mes journées bien trop monotones. Si je n’ai pas rédigé autant d’articles que je le souhaitais, j’ai tout de même profité à fond du mois anglais au travers de mes lectures, mais aussi au travers des blogs des autres participants. Ça aura été l’occasion de découvrir de nouveaux blogs, de discuter avec des personnes absolument adorables, puis de profiter avec simplicité des petites joies que nous offre la blogosphère littéraire. Moi qui ne jurais dernièrement que par les vidéos Youtube, j’en reviens un peu, et je me rends compte de toutes les possibilités qu’offrent un blog, je me rends compte que j’ai vraiment envie d’écrire et de partager avec vous par les mots. Au cours de ce mois anglais, nombreux sont ceux qui ont gentiment laissé un commentaire sur l’un ou l’autre article, souvent de longs commentaires, pour mon plus grand plaisir ! Je vous en remercie encore. Je suis bien triste que l’événement ne dure qu’un mois, mais toutes les bonnes choses ont une fin. C’est donc l’heure du bilan !Lire la suite »

Bilan | Janvier 2014

Qui dit fin du mois de janvier, dit premier bilan de l’année. Loin d’être mon mois favori — nouvelle année, nouveau semestre, stress des résultats d’examens qui n’arrivent pas —, j’ai tout de même eu la chance d’avoir quelques bonnes surprises, sinon sur le plan universitaire et personnel, du moins sur le plan culturel. Le format du bilan, vous allez vous en rendre compte, a légèrement changé. Non pas pour le plaisir de défaire les habitudes, mais simplement parce que je pense que ça me correspond mieux de la sorte. Cependant, ça risque d’être un peu long, donc n’hésitez pas à me donner votre avis !

Du côté des livres …

Ce n’est un secret pour personne, Northanger Abbey est certainement le roman de Jane Austen que je préfère. Drôle, satirique et intelligent, il nous permet de découvrir l’auteure sous un autre jour. Catherine Morland, malgré sa naïveté, est une héroïne profondément attachante et à laquelle je peux m’identifier. Plus jeune — et encore aujourd’hui —, je rêvais d’aventure, de chevaliers servants au passé sombre et peu conventionels, et je me faisais des films assez rapidement. Henry Tilney, quant à lui, est loin du mystérieux Mr. Darcy ou encore de l’impulsif mais tendre Capitaine Wentworth. Et c’est d’ailleurs ce qui me plaît dans ce personnage à mon humble avis sous-estimé : il est, à mon sens, le compagnon parfait. Il est doté d’un humour à toute épreuve, ne se retient pas de se moquer gentiment de notre chère Catherine, a le sens du devoir, tout en restant très humain. On peut lui reprocher son côté un peu « macho », mais comme Jane Austen le souligne, cette caractéristique ne s’appliquait pas qu’à lui. Ceci est particulièrement visible dans un passage où elle mentionne le fait que les hommes apprécient avoir affaire à des femmes moins cultivées qu’eux, qui ont tout à apprendre, pour se sentir en position de supériorité. Northanger Abbey est le tableau imparfait, mais révélateur, de toute une époque : l’auteure ne se prive pas de critiquer ouvertement les romans gothiques du la fin du XVIIIème siècle, de rabattre leur caquet à ceux qui dénigraient les romans en général, et nous offre une œuvre honnête, sincère et mordante.

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La jolie surprise du mois, c’est ce court roman — environ 300 pages si mes souvenirs sont bons — de Maggie O’Farrell, une auteure qui m’était jusqu’alors inconnue. J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque sur un coup de tête, mais aussi parce que la première et la quatrième de couverture m’intriguaient. The Vanishing Act of Esme Lennox est l’histoire de deux femmes que deux générations séparent, qui ne se connaissaient pas, qui étaient liées, et qui se rencontrent. Le présent et le passé se mélangent pour nous livrer un récit un peu confus au départ, mais qui nous transporte et nous donne les clés au fur et à mesure. Fait surprenant, il n’y a pas de chapitres ! C’est assez déroutant, mais s’explique par cette linéarité essentiellement dans une histoire comme celle-ci. Les coupures se font différemment, notamment lorsque l’on passe d’un point de vue à un autre, d’une époque à une autre, d’un événement à un autre. Maggie O’Farrell fait travailler le lecteur : notre rôle est de remettre les pièces du puzzle en ordre. Le style tantôt décousu tantôt poétique m’a beaucoup plu et a ajouté au charme et à la dureté du roman. À travers Iris et Esme, l’auteure nous pousse à nous interroger : comment un simple événement, un simple problème de compréhension, une simple erreur de jugement, peut changer le cours de votre vie. Le thème n’est pas nouveau, mais il est admirablement traité. J’ai été révoltée, j’ai eu envie de crier et de pleurer. Le seul défaut que je pourrais trouver à ce livre, c’est sa fin. Pas la fin en elle-même, mais le fait que ça traîne un peu en longueur. J’ai vu que beaucoup de personnes ont été déçues, mais ça n’a pas été mon cas. Je pense que cette fin était intelligente et parfaitement logique.

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Est-il besoin de préciser que Mr. Robert Galbraith est en réalité Mme. J.K. Rowling ? La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe quelque temps après la sortie de ce nouveau roman. Loin d’Harry Potter, mais dans la lignée de The Casual Vacancy, The Cuckoo’s Calling est une intrigue policière contemporaine, premier opus d’une nouvelle série. Cormoran Strike est un détective privé dont le montant des dettes est inversement proportionnel au nombre de ses enquêtes en cours. Comprenez : il est sans le sou, et ce n’est pas le travail qui l’étouffe. Quand Robin, sa nouvelle secrétaire dépêchée par l’agence d’intérim’, arrive, il se demande 1. comment il va bien pouvoir la payer, 2. ce qu’il va bien pouvoir lui donner à faire. Puis, comme par magie, un nouveau client fait son entrée. Le frère de Lula Landry vient demander à Cormoran d’enquête sur la mort de sa sœur, qui se serait soit-disant suicidée, d’après les conclusions de la police. Il n’y croit pas et veut tout mettre en œuvre pour que la vérité éclate. Nous suivons donc les tribulations de notre sacré duo. L’auteure nous emmène d’interrogatoire en interrogatoire, en profite au passage pour nous glisser quelques éléments intéressants sur la vie privée de nos deux protagonistes, et pour faire la lumière sur leur caractère. Le détective est un ancien soldat qui a perdu sa jambe en Afghanistan, qui a perdu sa compagne au tout début du roman, et qui se laisse un peu aller. Robin est une jeune femme motivée, fraîche, mais intelligente, qui a de la jugeote. J’avoue que j’aurais aimé en apprendre un peu plus sur elle. Ce que j’apprécie, c’est que nous suivions véritablement l’enquête : ici, nous n’avons pas un héros qui court on ne sait pas trop pourquoi, qui saute d’un train pour sauver sa peau ou qui se fait poursuivre par la CIA. Non, c’est très terre-à-terre, et ça me plaît. L’enquête en elle-même tourne un peu en rond au bout d’un moment, on va en avant, en arrière, si bien qu’on ne sait plus toujours où nous sommes. Cependant, j’ai été agréablement surprise de découvrir le « nouveau » style de l’auteure, beaucoup plus mature et plus évolué. J’ai même relevé quelques citations croustillantes au cours de ma lecture.

Si The Vanishing Act of Esme Lennox était une belle surprise, Esprit d’hiver a été une petite déception. Une mère et sa fille se retrouvent coincées chez elle le jour de Noël : la tempête fait rage, les invités ne peuvent venir et le mari / père est lui aussi bloqué par la neige. Dans ce huis clos angoissant, Laura Kasischke cherche à décortiquer les relations entre cette mère — Holly — et sa fille — Tatiana. Tout au long du roman, nous sommes dans la tête de Holly, nous suivons la moindre de ses pensées, le moindre de ses gestes. Nous prenons connaissance de son passé, du passé de sa fille, de ses réflexions personnelles sur la maternité. Cet aspect-là m’a beaucoup intéressée, même s’il est évident que l’auteure a mis l’accent sur les sentiments les plus extrêmes. Rage, violence, puis calme après la tempête, puis de nouveau cette colère sourde qui envahit le personnage. Nous sommes pris dans un tourbillon d’émotions contradictoires … Qui m’a lassée. Pour renforcer notre malaise, Laura Kasischke utilise un procédé qui ne remporte bien souvent pas mon suffrage : la répétition. Sans cesse, elle nous rappelle les mêmes détails, les mêmes pensées. Je comprends parfaitement l’utilité de cet outil, et je pense que cela donne un côté très réaliste au roman — après tout, ce qui se passe dans notre esprit n’est qu’éternelle répétition, surtout lorsque nous nous focalisons sur un problème particulier —, mais là, ça m’a dérangée. J’ai apprécié l’histoire, l’intention, et je ne peux pas dire que je n’ai pas « aimé ». Le thème en lui-même m’intéresse, et j’ai très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure, en espérant avoir un avis plus tranché.

Le Passeur est un roman dont j’ai beaucoup entendu parler étant plus jeune, sans jamais y prêter réellement attention. En lisant un article sur les nouvelles adaptations cinématographiques qui allaient sortir cette année, j’ai vu que ce roman était dans la liste. Je ne sais pas si j’irai voir le film, mais j’ai eu envie de me plonger dans le livre. J’ai été surprise de découvrir qu’il s’agissait du premier tome d’une tétralogie. Nous suivons Jonas, un garçon de 12 ans qui habite dans un monde … Un peu particulier. Il vit au sein d’une communauté où les Anciens choisissent votre compagnon, la maison dans laquelle vous allez habiter, le nombre d’enfants que vous allez avoir et votre futur métier. Justement, la Cérémonie des 12 ans, la dernière, est celle qui doit vous apprendre la nature de votre travail, pour que vous pouviez ensuite vous former. Mais Jonas se voit attribuer une tâche bien particulière, qui va changer sa vie … Il m’est difficile de vous donner un résumé plus précis sans trahir l’histoire ou vous en révéler trop. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai été conquise. Je suis peu familière avec les dystopies, mais j’apprends à les apprécier — en sélectionnant celles qui sont susceptibles de me plaire. J’aime aussi les livres « pour enfants », quoique celui-ci soit suffisamment profond pour qu’il me parle. Je suis contente d’avoir attendu aussi longtemps pour le lire : mes sens sont plus aiguisés et ce que j’ai lu m’a vraiment touchée et marquée. J’ai vraiment hâte de mettre la main sur les autres tomes, de retrouver la jolie plume de Loïs Lowry, son talent, sa poésie, la façon dont elle dit les choses de manière détournée pour frapper encore plus fort.

Du côté des films …

Pas mal de nouveautés et quelques revisionnages ce mois-ci. Je tiens à jour la liste de mes films vus sur mon blog, donc si cela vous intéresse, vous pouvez y jeter un œil, sachant que je ne compte pas chroniquer chaque film — cela serait beaucoup trop long et pas nécessairement passionnant.

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L’enfant en moi s’est déchaînée ce mois-ci. Je n’ai pu m’empêcher d’aller voir avec Émilie La Reine des Neiges au cinéma : il faisait 13°C le jour où nous y sommes allées, j’avais besoin de me détendre, et les avis étaient plutôt positifs. Verdict ? Je n’ai pas été déçue. C’était un bon Disney, avec des chansons entraînantes, une intrigue bien ficelée, des personnages attachants — et d’autres franchement détestables —, et des « paysages » somptueux. Nombreuses sont les personnes qui regrettent le temps des véritables dessins et qui déplorent le fait que Disney soit passé au tout « images de synthèse ». Cependant, je trouve que les derniers dessins animés étaient parmi les plus beaux, visuellement parlant, La Reine des Neiges confirmant cette opinion. Le seul défaut ? C’était beaucoup trop court ! Puisque je me sentais d’humeur à retomber en enfance, j’ai aussi visionné pour la première fois Dragons, des studios d’animation Dreamworks. Je voyais pas mal de gifs sur Tumblr, je ne savais pas de quoi ça parlait, mais on m’avait dit que c’était drôle et plutôt bien fichu … Et je ne peux qu’être d’accord. Je suis tombée amoureuse de Toothless (le dragon) et j’ai été touchée par l’histoire de Hiccup. C’est un bon film d’aventure comme je les aime, avec une bonne dose d’humour et de mignonnitude.

Toujours dans la lignée « films cucus de petite fille », je me suis décidée à regarder The Princess Bride … Et ai été un peu déçue. Cependant, depuis, je n’arrête pas d’y penser et j’ai vraiment envie de le revoir. Il faut vraiment le prendre au second degré, et je dois dire que j’ai hâte de lire le roman duquel le film est tiré. Le méchant est absolument ridicule et Buttercup est niaise à souhait. Le dernier film qui figure dans ce carré, c’est Death at a Funeral (Joyeuses Funérailles en français), la version anglaise. Je suis d’ailleurs profondément énervée de savoir qu’il y a une adaptation américaine … Avec Peter Dinklage. Ils prennent le même acteur dans les deux adaptations, je trouve ça totalement stupide. Bref, mis à part ça, je remercie Alicia de m’avoir permis de profiter de cette formidable comédie au casting parfait. Matthew MacFadyen et Kris Marshall ? Pas de souci, je regarde. Puis les scènes toutes plus loufoques les unes que les autres … Honnêtement, si vous aimez l’humour anglais, si vous voulez voir Rupert Graves (Greg Lestrade) avec les cheveux mi-longs et si vous avez envie de jeter un autre regard sur les enterrements, ce film est pour vous.

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Dans un registre un peu différent, j’ai aussi eu l’occasion de regarder le film Hitchcock, que je n’ai pas pu voir à sa sortie. Le casting fait clairement rêver : Helen Mirren, Anthony Hopkins, Scarlett Johansson, James d’Arcy et Jessica Biel. Le film n’est pas extraordinaire, mais c’est intéressant d’avoir un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler la vie privée du maître du suspense. Helen Mirren est impressionnante, parfaite dans le rôle d’Alma Reville, femme du cinéaste. Je ne savais pas qu’elle avait participé au scénario de plusieurs de ses films, et qu’elle était sa patronne avant de l’épouser. J’ai été heureuse d’en apprendre plus à ce sujet, mais j’ai tout de même trouvé que l’on restait trop en surface. J’aurais apprécié une étude un peu plus en profondeur. Autre film acheté et visionné ce mois-ci, Des Hommes sans Loi. J’admire Jessica Chastain pour sa beauté, mais je souhaitais la découvrir en tant qu’actrice, c’est donc chose faite. Le film est sombre, très particulier, pas du tout ce à quoi je m’attendais. Il y a quelque chose de dérangeant dans la façon dont l’histoire se déroule. Je ne saurais vous dire si j’ai aimé ou non, mais je pense qu’un revisionnage s’impose. Les acteurs, cependant, sont excellents : Shia LaBeouf est extraordinaire, ne parlons même pas de Tom Hardy.

J’ai emprunté Cowboys et Envahisseurs à la médiathèque parce que je voulais regarder quelque chose de léger, un bon film d’aventure qui ne prend pas la tête. Et j’ai été vraiment surprise. Je n’ai pas particulièrement aimé — je trouvais que c’était vraiment tiré par les cheveux, et vraiment dérangeant par moments —, et je trouve ça dommage. Je m’attendais à rire et à me détendre, et je n’ai pas été satisfaite à ce niveau-là. Quant au deuxième film que j’ai emprunté, je me suis rendue compte que je l’avais déjà vu, mais en diagonale : il s’agit de Ballroom Dancing, le premier film dans la trilogie de Baz Luhrmann comprenant Romeo + Juliet et Moulin Rouge. Je ne suis vraiment pas fan de ce réalisateur et de ses films, mais j’aime la danse de salon. Si l’univers en lui-même ne m’a pas enthousiasmée, les numéros de danse étaient absolument sublimes, on ne peut pas lui enlever ça. J’aime aussi les deux personnages et la relation qu’ils entretiennent — leur histoire est très épurée, très naturelle au milieu de toute cette ambiance cabaresque.

Du côté du reste …

Comme j’ai déjà beaucoup parlé, je vais brièvement mentionner quelques autres choses qui m’ont plues ce mois-ci et que je tenais à vous faire partager. Je ne vais pas m’étendre sur chaque élément, je pense que ça peut être pas mal. Encore une fois, désolée pour la longueur. Je vous laisse sur ces quelques derniers mots !

DCI Banks : la série a été diffusée sur Arte sur 4 semaines — l’épisode pilote est passé en dernier, faut pas chercher à comprendre. Nous suivons les enquêtes d’Alan Banks, enquêteur à la police du Yorkshire. On ne sait pas grand-chose de son passé, mais on sait qu’il aime le whisky et le jazz. Il est assisté d’Annie Cabott, une jeune recrue qui a tout de même de l’expérience et qui n’hésite pas à lui dire ce qu’elle pense. La série est assez sombre, nous n’avons pas tellement l’occasion de rire, mais les épisodes sont plutôt bien construits. Ce n’est pas parfait, ce n’est pas inoubliable, mais j’ai apprécié retrouver l’inspecteur toutes les semaines.